Victor Martins, champion F3 2022, passe au rôle de pilote d’essais chez Williams
Après son titre en Formule 3, le Français Victor Martins occupe aujourd’hui le poste de testeur et de développeur pour l’écurie Williams, mission qu’il a détaillée lors du Grand Prix de Belgique.
Un impact indirect mais décisif grâce au simulateur
Martins précise que son travail n’intervient pas directement sur la suspension ou les réglages physiques, car de nombreux services et ingénieurs participent aux ajustements de la FW48. Son apport consiste à exploiter le simulateur pour tester la gestion d’énergie avant chaque week‑end, anticiper les besoins d’Alex Albon et Carlos Sainz, puis transmettre des retours clairs aux équipes d’usine.
En se focalisant sur les retours les plus pertinents, il aide l’équipe à orienter le développement de la monoplace en se basant sur son expérience de pilote de F2 et F3.

Double simulateur : un outil partagé entre la F1 et les jeunes talents
Williams exploite deux plateformes de simulation distinctes. L’une, dédiée à la FW48, fonctionne en continu à l’usine pour affiner chaque paramètre de la voiture au cours de la saison. L’autre, placée à quelques mètres, sert à reproduire les caractéristiques des catégories inférieures (F3, F2) afin d’entraîner les pilotes du programme de jeunes.
Le même pilote, Victor Martins, alimente les deux environnements grâce à son vécu sur les circuits et sur les pneus Pirelli, garantissant ainsi une corrélation réaliste entre le virtuel et le réel.

Possibilités de prendre le volant et ambitions à long terme
Pour l’instant, aucune séance d’essai libre (EL1) n’est planifiée, et les opportunités de test en TPC restent limitées. Martins a néanmoins participé à une journée d’essais à Silverstone, mais jamais sur la FW48.
Il garde toutefois un œil sur la Formule 1, le WEC et la Formule E, considérant ces trois séries comme les piliers de la carrière automobile d’un pilote d’élite. L’expérience acquise chez Williams, notamment sur les aspects électriques, pourrait s’avérer précieuse s’il devait évoluer vers la Formule E ou l’Hypercar d’Alpine.

Enjeux du futur : la transition vers la FW49
Bien que les ressources de l’écurie se concentrent déjà sur la prochaine monoplace FW49, Martins reste assigné à la FW48 pour la saison en cours, notamment pour optimiser la stratégie énergétique lors des courses.
Il signale que de nombreux ingénieurs travaillent simultanément sur les deux projets, chaque jour apportant de nouvelles données à analyser, même depuis le banc de simulation.

Le parcours de Martin, entre simulation avancée et expérience sur piste, illustre comment les équipes de F1 intègrent les jeunes talents dans la boucle technique pour préparer la prochaine génération de monoplaces.