La FIA a officiellement supprimé la limitation à trois mandats du président, une mesure validée à l’Assemblée générale extraordinaire tenue à Macao.
Le vote de l’Assemblée et ses justifications
Mohammed Ben Sulayem, actuellement à la tête de la fédération, a présenté la réforme qui harmonise les règles de mandat de la présidence avec celles du Conseil mondial et du Sénat, deux organes jusque‑là exemptés de toute restriction temporelle.
Un porte‑parole de la FIA a confirmé que les statuts ont été révisés afin d’instaurer une “approche cohérente en matière de limite des mandats”, les amendements ayant été adoptés à la majorité qualifiée.
Origine et évolution de la règle de trois mandats
Instaurée sous la présidence de Jean Todt, la barrière de 12 ans (trois quadriennats) a encadré les successeurs de Max Mosley, qui dirigeait la FIA de 1993 à 2009, avant que Todt ne la maintienne jusqu’en 2021.
Cette contrainte avait été respectée par chaque chef de la fédération, chaque président quittant le poste à l’issue de son troisième mandat, faute de pouvoir se représenter.
Enjeux pour le mandat actuel de Ben Sulayem
À 64 ans, Ben Sulayem se trouve désormais libre de solliciter un éventuel quatrième mandat, mais il devra encore composer avec la limite d’âge fixée à 70 ans, qui le placerait au‑delà du seuil durant un second mandat.
Selon un article de la BBC, l’Émirati envisagerait de réviser cet obstacle afin de profiter pleinement de la suppression de la limite de mandats.
Controverses internes et perspectives de gouvernance
Depuis son élection en 2021, la présidence de Ben Sulayem a été marquée par des prises de position controversées, des tensions avec les pilotes et la FOM, ainsi que par une critique récurrente de son style de gestion jugé autoritaire.
Le climat de mécontentement s’est traduit par un exode de cadres et des contestations juridiques concernant les procédures électorales, notamment la réélection sans opposition prévue pour la fin de 2025.
Par ailleurs, l’Assemblée de Macao a renforcé les critères d’éligibilité à la présidence, alignant ainsi les exigences sur celles imposées aux autres postes de la liste présidentielle.

Orientation technique et futur de la discipline
Malgré les frictions, Ben Sulayem a recentré la FIA sur le projet de motorisation, affichant l’ambition de réintroduire des moteurs V8 simplifiés et plus abordables d’ici 2030‑2031.
Cette orientation technique, combinée à la révision des règles de gouvernance, dessine un paysage où la stabilité du leadership et l’innovation mécanique cohabiteront, conditionnant le futur du sport automobile mondial.