Un jeune joueur professionnel du Stade Rennais a été condamné à dix‑huit mois de prison, dont un sursis de deux ans, pour une série de vols de téléphones au couteau pendant la nuit du samedi au dimanche dans le centre‑ville de Rennes.
Faits remontés et décision judiciaire
Entre deux heures et quatre heures du matin, le footballeur, deux de ses complices — un étudiant pratiquant le basket à haut niveau et un mineur — ont déboulé dans les rues, armés et cagoulés. Sous la menace d’un couteau, ils ont dérobé les appareils de quatre passants, puis les ont frappés lorsque les victimes ont tenté de résister.
Les quatre victimes ont porté plainte, ce qui a conduit à la comparution immédiate des deux majeurs devant le tribunal correctionnel de Rennes lundi. L’avocat de l’un des prévenus a qualifié le groupe de « trio de crétins », tout en rappelant que les trois hommes n’avaient aucun antécédent judiciaire.
Réactions des protagonistes et exigences de la justice
L’étudiant‑basketteur, employé en intérim, a expliqué que le besoin d’argent envers des membres de sa famille l’avait poussé à accepter le plan. Quant au footballeur, il affirme ne pas avoir compris la portée de l’acte dès le départ : « Quand ils sont venus me chercher, je ne savais pas vraiment ce qu’on allait faire. Après le premier vol, j’ai eu beaucoup de peine pour la victime. On aurait dû rendre le téléphone et s’arrêter, mais nous avons continué ».
Le tribunal a jugé que les agresseurs avaient agi de manière « cagoulée et organisée », ce qui a justifié les peines infligées. En plus de l’incarcération, les deux condamnés doivent indemniser leurs victimes, présenter un projet d’études ou d’emploi, et accomplir 70 heures de travaux d’intérêt général.
Enjeux pour le club et perspectives
Le Stade Rennais n’a pas commenté publiquement l’affaire, mais l’absence de casier judiciaire antérieur chez les trois jeunes sportifs interpelle les responsables du club face à la gestion de la discipline et du suivi socio‑économique de ses réservistes. Le tribunal a renvoyé le mineur à une audience ultérieure, laissant ouverte la question de la prise en charge judiciaire des mineurs impliqués dans des délits graves.
Cette affaire souligne la difficulté d’allier talent sportif et responsabilités citoyennes lorsqu’une pression financière pousse des jeunes athlètes à franchir la ligne du crime.