Ferrari intégrera un nouveau turbocompresseur dès la seconde moitié de saison 2025, grâce à son second jeton ADUO, dans le but de combler l’écart de puissance avec Mercedes.
Turbo de deuxième génération et adaptations techniques
Le nouveau turbo conserve le même diamètre de turbine, mais les pales seront redessinées avec un angle optimisé et des alliages de pointe, promettant une meilleure efficacité sans modifier l’enveloppe mécanique du moteur.
Mercedes et Honda, qui ne bénéficieront pas d’une mise à jour ADUO, devront compter sur leurs solutions internes, tandis que Ferrari, à l’instar d’Audi à Barcelone, mise sur l’innovation pour gagner un avantage tactique.
Mise à jour « moteur chaud » testée à l’Autriche
Pour le Grand Prix d’Autriche, la Scuderia a relevé la température de combustion à 110 °C, soit dix degrés au-dessus de la norme, afin d’augmenter la pression interne et la densité énergétique du mélange.
Cette hausse, combinée à un carburant Shell à pouvoir calorifique supérieur, augmente le travail mécanique tout en limitant les émissions résiduelles, ce qui permet également de réduire la taille des radiateurs grâce à un écart thermique moindre.
Le gain d’efficacité thermique a partiellement compensé le déficit de puissance du bloc 067/6 face à Mercedes, comme l’a montré l’approche aérodynamique de Ferrari à Barcelone, qui a éliminé un manque estimé à 25 chevaux sous la chaleur espagnole.
Conséquences sur le panier de performance
Le déficit global mesuré par la FIA dépasse les 4 % par rapport au moteur Red Bull‑Ford, tandis que Ferrari a déjà appliqué une première série de modifications visant à réduire cet écart, notamment une culasse en alliage d’acier capable de supporter des pressions et températures inaccessibles à l’aluminium.
Le petit turbocompresseur initial, choisi pour atténuer le turbo‑lag suite à la suppression du MGU‑H, a été neutralisé par la procédure de pré‑départ de cinq secondes, qui autorise chaque équipe à amorcer le turbo en régime avant le feu vert.

En résumé, la double mise à jour – turbo repensé et combustion à haute température – représente la dernière tentative de Ferrari pour inverser la tendance et rétablir sa compétitivité face aux leaders du championnat.