Ferrari s’associe à Toyota : certains n’ont pas encore révélé leurs cartes

Ferrari rejoint Toyota : "Certains n'ont pas montré toutes leurs cartes"
Ferrari rejoint Toyota : "Certains n'ont pas montré toutes leurs cartes"

Toyota pointe du doigt une “tactique stupide” de certains concurrents

Après la Journée Test du dimanche, le constructeur japonais a publiquement accusé des équipes de dissimuler leurs performances réelles, jugeant cette manœuvre “inutile” pour l’ensemble du paddock.

Ferrari adopte le même constat et détaille ses observations

Antonio Coletta, directeur de l’endurance chez Ferrari, a confirmé que certains rivaux n’ont pas montré toutes leurs cartes, soulignant que les différents programmes de test (pneus, charge de carburant) compliquent l’interprétation des premiers temps.

« Nous savons qui roule à 100 % et qui ne le fait pas », a-t-il précisé, insistant sur la nécessité d’observer les données de proximité pour établir un tableau clair des forces en présence.

Ferdinando Canizzo, responsable du programme d’endurance, a ajouté que les informations restent visibles pour tous, rendant la stratégie de dissimulation « un peu inutile » et ne modifiant pas la réalité des écarts de performance.

Qui a dominé les essais ?

Les sessions de test ont vu Cadillac et une Aston Martin surprenante en tête des chronos, tandis que Toyota a enregistré les temps les plus rapides sur les longues relances.

Ferrari, triple tenante du titre et championne des trois dernières éditions, est restée dans les coulisses du classement, sans jamais occuper la première place.

Analyse des performances Ferrari

Le 499P n°51, immobilisé plus d’une heure, a pourtant permis à la Scuderia d’identifier des points de réglage cruciaux pour les nouveaux composés de pneus et d’évaluer la fiabilité du prototype.

« Travailler à la limite révèle toujours de petits détails à corriger », a déclaré Canizzo, ajoutant que chaque problème résolu durant le test représente un gain de temps précieux pour la course.

Enjeux pour les 24 heures du Mans

Les équipes reconnaissent que la victoire ne dépend pas uniquement de la vitesse pure, mais de la capacité à gérer la consistance sur l’ensemble des 24 heures.

Ferrari mise sur la fiabilité et l’optimisation des réglages, tandis que les concurrents qui ont caché leurs performances espèrent surprendre le départ.

Ferrari 499P n°50 pilotée par Antonio Fuoco, Nicklas Nielsen et Miguel Molina

La Scuderia arrive au Mans avec une connaissance plus fine de ses limites techniques, consciente que chaque détail compte dans la course d’endurance la plus exigeante du calendrier.