Johann Zarco impressionne à Alcañiz malgré une blessure sévère
À trois mois seulement de la chute de Barcelone, le pilote français a directement accédé à la Q2 du Grand Prix d’Aragón, puis a inscrit des points dans les deux courses, montrant une capacité de récupération rare.

Genou conservé fonctionnel, aucune gêne majeure
Les fractures du ménisque et du tibia, ainsi que les ligaments du genou gauche, n’ont pas entraîné d’enflure pendant le sprint. Zarco a toutefois signalé de légères crampes à l’adducteur, maîtrisées grâce à une posture adaptée et à un refroidissement pré‑course.
« Le genou ne gonfle pas, je prépare quelques crampes, mais aucune douleur pendant la course », a confié le Français à la presse internationale.
Le haut du corps comme nouveau défi
Après une longue absence, la perte de force au niveau des épaules et du bras gauche a été perceptible lors des virages à gauche, zone déjà identifiée comme point faible avant la blessure.
« Je ressens une fatigue du côté gauche, surtout en tournant à pleine vitesse », précise Zarco, ajoutant que le travail en salle de gym pendant la convalescence a permis de combler partiellement ce déficit.

Programme de réathlétisation et objectifs prochains
Le pilote envisage une phase progressive de remise en forme, combinant kiné à Andorre et suivi nutritionnel, afin de garantir une condition optimale pour la tournée outre‑mer.
Pour le prochain GP de Saint‑Marin, il mise sur une approche « intelligente » : exploiter la technique sans épuiser ses réserves, ce qui, selon lui, pourrait lui permettre de rester compétitif jusqu’à la fin de la saison.
Perspective sur la suite du championnat
En maintenant un équilibre entre récupération et performance, Zarco crée les conditions d’une progression constante, offrant ainsi à son équipe LCR Honda une raison de croire à une dernière poussée décisive.