Face à l’entrée en vigueur du nouveau règlement WRC en 2027, la FIA examine le retour des qualifications pour garantir un ordre de départ équitable entre les WRC27 et les Rally2.
Changements techniques majeurs et impact sur le départ
Les actuelles Rally1 seront remplacées par des WRC27 au coût plafonné à 345 000 €, dotées d’un châssis tubulaire, de suspensions à double triangulation et d’une architecture largement inspirée des Rally2. Toyota, RMC Motorsport et Project Rally One se sont déjà engagés à construire ces monoplaces.
Pour que les Rally2 restent compétitives, la FIA autorise un kit d’évolution à 7 500 € incluant de nouveaux passages de roue avant, un bouclier avant et un aileron arrière, tout en allégeant le poids de 10 kg.
En pratique, un Rally2 partant bien derrière les WRC27 sur un gravier pourrait bénéficier d’une surface plus propre, créant un désavantage réel pour les voitures les plus rapides si aucune mesure corrective n’est prise.

Le débat autour d’une séance de qualifications
Le système de qualifications, abandonné en WRC depuis 2013 mais toujours en vigueur en ERC, consiste à inverser les 15 meilleurs temps sur terre et à conserver l’ordre de classement sur asphalte. Cette méthode a prouvé son efficacité pour éviter que l’ordre de départ ne fausse les performances réelles.
La FIA prévoit de soumettre le nouveau texte sportif au Conseil mondial du sport automobile en octobre, après une première présentation prévue en août. L’objectif affiché est de définir clairement les critères d’éligibilité des voitures et les modalités de départ avant la mise en place définitive.
Points de vue des protagonistes
Tom Fowler, directeur technique de Toyota, a rappelé que « la différence d’ordre de départ actuelle entre la 1ʳᵉ et la 12ᵉ position équivaut à une marge de 100 ch. en termes de performances ». Il a ajouté que, sans différence de puissance, seule une règle sportive adaptée peut assurer que « le pilote le plus performant dans la voiture la plus performante gagne ».
Emilia Abel, directrice FIA responsable du rallye, a précisé que la priorité reste d’approuver les championnats et l’éligibilité des véhicules, avant d’ajuster les mécanismes de départ afin que chaque concurrent bénéficie de conditions similaires.
Si les qualifications reviennent, elles pourraient devenir le levier indispensable pour neutraliser l’avantage potentiel d’une Rally2 positionnée plus tardive, tout en préservant l’esprit de compétition du championnat.