Volte-face : non au changement de moteur pendant la course en Championnat du Monde d’Endurance

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Dietrofront: no al cambio motore in corsa nel Mondiale Endurance

La nature et l’essence du Championnat du Monde d’Endurance moto sont sûres ! Cette exclamation représente un peu à l’unisson le ressenti des équipes, des pilotes et des initiés du FIM EWC. La proposition, dévoilée dans ces pages le 1er novembre, de permettre le remplacement du moteur pendant la course en cas de problème, n’a pas été mise en œuvre. Au contraire : elle a été définitivement rejetée par la Commission des courses sur route de la Fédération internationale de moto.

AUCUN CHANGEMENT ÉPIQUE DANS L’ENDURANCE

Un historique de ce qui s’est passé s’impose. Au vu des nombreux problèmes de fiabilité qui ont touché toutes (ou presque) les équipes officielles impliquées dans le FIM EWC au Bol d’Or en septembre dernier, le groupe de travail Endurance avait mis l’accent sur cette question. Concrètement, à partir de 2023 la possibilité, pendant la course, de pouvoir remplacer le moteur en cas de problème. La réglementation en vigueur aujourd’hui permet la possibilité de tout remplacer et/ou réparer sur les motos en course, à l’exception du châssis et du moteur. Le remplacement des moteurs lors de la construction aurait donc représenté un tournant historique pour les compétitions de motocyclisme d’endurance.

ÉQUIPE MONDIALE D’ENDURANCE CONTRE

Lorsque cette proposition a été publiée, le cirque FIM EWC était visiblement en ébullition. Pourtant, à l’unisson, les équipes impliquées s’opposent à cette idée. En partie pour une raison de coûts (relatif : le moteur équipé sur le T-Bike pourrait être utilisé), mais aussi pour des prérogatives purement sportives. Une fois la loi faite, il est facile de trouver des déceptions, surtout pour les meilleures équipes. Cela n’aurait été qu’une question de temps pour que cette possibilité, peut-être avec certains systèmes de remplacement « rapide« des moteurs, serait devenu une habitude pour certaines réalités »,rupture« Peut-être les 24 heures en deux fractions de 12 avec des moteurs ad-hoc.

PROPOSITION REJETEE

Pour ces raisons, partagées par le Groupe de Travail Endurance lui-même, cette proposition a été rejetée au siège compétent de la Fédération Internationale de Motocyclisme. Rien fait donc pour l’opposition des équipes et partis impliqués dans la spécialité, soucieux de ne pas vouloir dénaturer le concept même de « courses d’endurance“.

LE PROBLÈME DE FIABILITÉ RESTE

Cependant, ce qui s’est passé au Bol d’Or n’est pas passé inaperçu et a posé un sérieux bilan sur ce qu’il fallait faire. Ce ne sera pas le « changement de moteur» en lice, mais de multiples solutions sont à l’étude, concernant notamment l’étape des 24 heures au Castellet. Mais c’est une autre histoire et nous en reparlerons une autre fois…