UEFA a annoncé ce mardi la mise en place immédiate d’une résistance commune face au projet de Gianni Infantino consistant à créer puis vendre la branche commerciale de la FIFA, un plan estimé à plus de 4 milliards de dollars.
Une réunion d’urgence au sommet des fédérations européennes
Selon RMC Sport, les dirigeants des fédérations membres se réuniront d’ici la fin de semaine en visioconférence afin d’élaborer une position unifiée contre ce que les médias qualifient désormais de « vente de la Coupe du monde ». L’objectif affiché est de contraindre FIFA à revoir son approche avant que les votes nationaux ne soient sollicités.
Les fédérations prises de court par la divulgation médiatique
Le projet n’a pas été communiqué aux instances continentales ; la plupart d’elles l’ont découvert grâce aux enquêtes du Times et du Financial Times. Cette révélation a déclenché une vive opposition parmi plusieurs présidents, certains évoquant même la possibilité d’un boycott de la prochaine édition du Mondial, prévu pour 2030.
Le montage financier envisagé par la FIFA
FIFA prévoit de créer une société commerciale valorisée à 20 milliards de dollars, dont 20 % du capital serait cédé à des investisseurs privés. La levée de fonds viserait à rapatrier près de 4,2 milliards de dollars, avec Thrive Capital en tête de file du consortium d’achat.
Ce fonds, dirigé par Joshua Kushner – frère du gendre de l’ex‑président américain Donald Trump et fils de l’ambassadeur des États‑Unis en France – bénéficierait d’une participation minoritaire dans la nouvelle entité.
Pour sécuriser le soutien des associations aux finances plus fragiles, Infantino s’est engagé à verser un « chèque unique » pouvant atteindre 20 millions de dollars (environ 17,55 millions d’euros) aux fédérations qui accepteront le dispositif.
Enjeux et perspectives d’un éventuel boycott
Sky Sports rapporte que plusieurs nations européennes envisagent un retrait partiel ou complet du prochain tournoi, une menace qui resterait toutefois à confirmer à l’approche du Mondial 2030. Si la pression continentale se cristallise, elle pourrait contraindre FIFA à renégocier les termes de la cession ou à abandonner le projet.
En tout état de cause, la prochaine semaine s’annonce décisive : le résultat de la visioconférence européenne déterminera si les intérêts collectifs du football européen parviendront à bloquer la transaction annoncée par la FIFA.