La FIFA prévoit de lever 4,2 milliards de dollars en vendant des parts minoritaires de la nouvelle entité commerciale Fifa Forward Enterprise, évaluée à 20 milliards.
Comment les confédérations réagissent
L’OFC a officiellement demandé à ses onze membres d’étudier la proposition et de participer aux consultations programmées pour août, selon un communiqué publié jeudi.
L’AFC, dont dépend l’Australie, a publiquement soutenu les voix qui s’opposent à la vente, sans toutefois brandir un veto explicite. La CAF, quant à elle, a invité ses fédérations à examiner le projet, tandis que la CONMEBOL reste silencieuse à ce jour.
Opposition majeure de l’UEFA et de la CONCACAF
Les instances européennes menacent désormais de boycotter les prochaines Coupes du monde si la commercialisation se concrétise, une position renforcée par la CONCACAF qui a également rejeté le plan.
En marge, la fédération mexicaine s’est désolidarisée de la CONCACAF, soulignant la division croissante au sein du football mondial.
Les chiffres du projet FFE
La société projetée, Fifa Forward Enterprise, regrouperait droits de diffusion, sponsoring, billetterie et licences, ainsi que la gestion des tournois majeurs tels que la Coupe du monde senior et la Coupe du monde des clubs.
Chaque fédération membre, soit 211 au total, pourrait percevoir 20 millions de dollars dès le début de 2027, avec une augmentation de la dotation annuelle prévue entre 2027 et 2030, passant de 8 à 20 millions.
Impact régional et perspectives
Dans l’OFC, seule la Nouvelle‑Zélande a décroché une place pour le Mondial 2026, victoire de l’Espagne aux États‑Unis le 19 juillet. La position de l’OFC rejoint désormais celle de la CAF, toutes deux ouvertes à la transaction, contrastant avec la posture rigide de l’UEFA et de la CONCACAF.
Le débat, qui s’est intensifié depuis le mardi où le plan a été dévoilé, montre déjà les fractures entre les continents et préfigure des négociations complexes avant la prochaine réunion exécutive de l’OFC en août.