Yuki Tsunoda bénéficie d’une entrée surprise au Grand Prix des Pays‑Bas 2026
Le pilote japonais, alors remplaçant de Liam Lawson chez Red Bull, a reçu la convocation de dernière minute pour Zandvoort après le forfait d’Isack Hadjar, ce qui lui offrira son tout premier départ en Formule 1 en 2026.
Un retour inattendu depuis la Grèce
En plein séjour balnéaire à Athènes, Tsunoda a été informé par son manager qu’il devait rejoindre le Royaume‑Uni dès le lendemain. « J’étais à la plage, détendu, quand l’appel est arrivé », raconte‑il, soulignant l’incongruité de la demande après seulement vingt‑quatre heures sur place.
Il ne tarde pas à exprimer son enthousiasme : « C’est une opportunité que j’attendais, je suis content d’y être », ajoute‑il, insistant sur l’absence de pression et la volonté de simplement profiter du moment.
Préparations physiques et sessions de test
Selon le pilote, la condition physique et mentale est « suffisamment affûtée » grâce à un entraînement quotidien et à quatre journées de test complet (TPC) où il a parcouru cinq distances de course. Ces séances lui ont permis d’acquérir des sensations précises au volant et de se familiariser avec les procédures de démarrage.
- Entraînement quotidien depuis plusieurs mois
- Quatre sessions TPC, cinq distances de course
- Utilisation du simulateur depuis février
Il précise que l’adaptation à la monoplace sera fastidieuse, la séance d’essais libres n’étant qu’une seule, mais il garde pour objectif principal le plaisir de la compétition.
Implication dans le développement de la monoplace
Tsunoda indique avoir assisté régulièrement aux réunions techniques de Red Bull durant l’année, observant les retours des ingénieurs et des pilotes, tout en apportant ses propres commentaires via le simulateur. « Mes retours au simulateur ont probablement été utiles », estime‑t‑il, même s’il ne se considère pas comme un contributeur majeur au développement de la voiture.
Concernant la différence entre Red Bull Racing et Racing Bulls, il admet que son expérience du simulateur de la seconde équipe ne débute qu’hier, mais que les configurations de volant et les technologies restent similaires à l’an dernier.
Logique du remplacement et perspectives futures
Le pilote de réserve pour les deux formations explique que, dans le contexte actuel, la marque du châssis importe peu tant qu’un siège est disponible. « Je suis simplement reconnaissant d’avoir un baquet », déclare‑il, refusant de spéculer sur un éventuel poste permanent.
Il souligne que son ambition première reste de courir en Formule 1 et que, si aucune place ne se libère l’an prochain, il envisagera d’autres catégories, sous la responsabilité de son manager.
Un moment décisif pour la carrière de Tsunoda
En concluant l’interview, il rappelle que chaque opportunité en paddock peut servir de levier pour un avenir plus stable : « Si cette course déclenche une place permanente, ce sera une chance exceptionnelle ». Le pilote se montre donc déterminé à maximiser sa performance lors de cette unique séance libre.


Propos recueillis à Zandvoort par Ronald Vording