Torstein Traeen, 30 ans, a porté le maillot jaune du Tour de France, devenant ainsi le troisième Norvégien à revêtir ce symbole après Thor Hushovd et Alexander Kristoff.
Un parcours marqué par la maladie et le retour en force
Quatre ans auparavant, un contrôle antidopage a mis en évidence un taux hormonal anormal, révélateur d’un cancer des testicules. Après une intervention chirurgicale et un arrêt de quatre mois, le coureur a rejoint l’équipe norvégienne Uno‑X, sponsor de la licence WorldTour.
Son premier grand test depuis la convalescence s’est présenté lors de la quatrième étape, où il a intégré la bonne échappée avant que le sprint final ne soit remporté par Mads Pedersen (Lidl‑Trek). Placé huitième au classement général, Traeen a saisi l’opportunité lors de la dernière montée répertoriée et a ainsi émergé en maillot jaune.
Des expériences antérieures qui annonçaient le possible
Avant ce succès, le Norvégien de Hønefoss avait déjà conduit le maillot de leader – rouge – lors de la Vuelta 2025, finissant neuvième au classement final. Réaliser la même performance au Tour de France, dix mois plus tard, a constitué pour lui « un rêve d’enfant devenu réalité », selon ses propos à TV 2.
Lorsque le sujet du cancer a été évoqué, Traeen a limité ses réponses à « il n’y a pas grand‑chose à dire », soulignant toutefois que la période difficile l’avait profondément transformé et renforcé sa gratitude d’être à nouveau sur un vélo.
Réactions des proches et perspectives d’avenir
Lars Holm, ancien entraîneur chez Uno‑X, a qualifié l’exploit de « moment extraordinaire », insistant sur la persévérance du coureur face aux accidents, aux défis de la maturité et à la maladie.
Thor Hushovd, manager de l’équipe, a déclaré que la victoire de Traeen prouve qu’une vie normale après un cancer est possible, même au plus haut niveau d’un sport aussi exigeant que le cyclisme.
En ne se limitant pas à la performance du jour, l’histoire de Torstein Traeen redéfinit les attentes concernant le retour d’un athlète après une pathologie grave, offrant ainsi un exemple tangible de résilience au sein du peloton professionnel.