Tadej Pogacar a pulvérisé le maillot jaune en s’imposant en solitaire sur l’étape de Lioran, augmentant son avance à 3 minutes 36 secondes sur Jonas Vingegaard.
Pogacar creuse l’écart avec une attaque précoce
À 15,5 km de l’arrivée, le Slovène a lancé une accélération sur le col de Pertus, un tronçon réputé pour son éclatante pente. Aucun coureur n’a osé le suivre, craignant de se brûler les ailes.
Le groupe de six, incluant les prétendants au podium, a vu son rythme s’effondrer alors que Pogacar distançait ses adversaires, emportant la victoire d’étape et son troisième triomphe de la 113ᵉ édition.
Le sprint qui faisait déjà parler le passé
Deux ans auparavant, Jonas Vingegaard l’avait dépassé au sprint du même col. Ce jour‑là, Pogacar a repris sa revanche en détachant Richard Carapaz à 250 m du sommet, avant de filer vers la ligne d’arrivée.
L’impact de ce succès se traduit immédiatement sur le classement général : 4 minutes 06 devant Remco Evenepoel, deuxième de la journée, qui a connu des difficultés dans le même groupe de poursuivants.
Réactions du vainqueur et du peloton
« J’ai entendu des sifflets, mais ils ne font que motiver mes coéquipiers », a déclaré Pogacar, soulignant que les protestations du public ne font qu’alimenter la compétitivité. Il a rappelé son record de 60 maillots jaunes, égalant Miguel Indurain dans le palmarès historique.
Le vainqueur belge Paul Seixas, accroché à la cinquième place du général à 4 minutes 35, a qualifié l’étape de « très costaude », affirmant que le terrain favorisait avant tout les coureurs robustes.
Incidents et difficultés sur le parcours
La descente du Pas de Peyrol a été le théâtre de chutes, notamment le Britannique Tom Pidcock et les Américains Matteo Jorgenson et Chris Harper, victimes d’un goudron fondu. Lenny Martinez, neufième au général, a également dû lutter sur ce tronçon glissant.
Evenepoel a reconnu des « moments compliqués » dans la dernière ascension, mais a estimé avoir pu regagner du temps, se sentant de mieux en mieux à chaque jour qui passe.
Perspectives pour la suite du Tour
Avec une marge confortable, Pogacar doit désormais gérer la pression d’un leader dominant tout en préservant son équipier Isaac del Toro, qui a cédé du terrain dans le col de Pertus. La prochaine étape du Tourmalet promet de nouveaux défis pour les principaux challengers.
Le leader slovène a rappelé que l’endurance du Tour reste la clé, prévenant qu’il faut « savoir ne pas faire n’importe quoi » pour conserver l’avance sur la Grande Boucle.