Pauline Ferrand‑Prévot, ancienne championne olympique de VTT, débute le Tour de France femmes à Lausanne avec l’objectif affiché de remporter un deuxième sacre, un défi qui la place immédiatement en première ligne face à une Demi Vollering en pleine forme.
Un affrontement déjà dessiné
Marion Rousse, directrice de la Grande Boucle, décrit la Rémoise de 34 ans comme « la coureuse à battre », soulignant la densité de la peloton et la force du contre‑championnat néerlandais qui a dominé l’édition 2023 et s’est imposée deuxième l’an passé.
Le défi du contre‑la‑montre à Dijon
La quatrième étape, contre‑la‑montre individuel de 21 km au départ de Dijon, représente un test crucial : Vollering, spécialiste du chronométrage, y est attendue comme favorite, tandis que Ferrand‑Prévot devra limiter les pertes pour garder le maillot jaune à portée.
Scénario d’une récupération possible
En cas de déficit temporel, la septième étape, qui couronne le sommet du Mont Ventoux, pourrait offrir à la Française l’occasion de réaffirmer son titre de grimpeuse, un an après son éclat décisif dans le col de la Madeleine.
Les outsiders qui pimentent la compétition
Parmi les concurrentes attendues, la jeune Espagnole Paula Blasi, 23 ans, ajoute une dynamique nouvelle après avoir remporté la Vuelta au printemps ; son palmarès 2024 inclut l’Amstel, le Tour des Pyrénées et le Tour de Catalogne, faisant d’elle une menace potentielle sur les étapes montagneuses.
À 21 ans, Marion Bunel, coéquipière de Ferrand‑Prévot au sein de Visma‑Lease Bike, complète la vague de jeunes talents français aux côtés de Cédrine Kerbaol, Juliette Berthet, Evita Muzic, Maëva Squiban et Célia Géry, toutes actives dans la première quinzaine d’août.
Un contexte médiatique en plein essor
Les audiences télévisées du Tour féminin ont franchi le cap des sept millions de téléspectateurs, selon France Télévision, transformant la course en un événement de grande visibilité et renforçant la légitimité des concurrentes au niveau mondial.
Si la deuxième victoire de Ferrand‑Prévot se concrétise, elle consolidera son statut de polyvalente d’exception ; si elle s’arrête à la simple participation, sa trajectoire restera déjà jalonnée d’un sacre olympique et d’un titre sur la Grande Boucle.