Le sommet du Mont Ventoux, franchi le 7 août, constitue le premier vrai décisif du Tour de France Femmes 2026 pour le maillot jaune.
Parcours global et répartition des étapes
Neuf journées, 1 174 km, un tracé qui oscille entre plaines suisses, cols jurassiens, vignobles bourguignons et l’exigeant massif provençal. Le départ se fait hors des frontières hexagonales, à Lausanne, avant que le peloton ne traverse l’est de la France jusqu’à la Méditerranée.
Itinéraire jour par jour
- 1 – 1 août : Lausanne → Lausanne, 138 km – lac de Neuchâtel, côtes Courbe de Villars‑le‑Comte (4 km / 5,8 %) et Saint‑François (2,5 km / 4,6 %).
- 2 – 2 août : Aigle → Genève, 147,9 km – cinq ascensions, la plus raide Bougy‑Villars (0,9 km / 10,4 %).
- 3 – 3 août : Genève → Poligny, 156,5 km – col de la Faucille (11,5 km / 6,6 %) et col de la Savine (5,4 km / 5,1 %).
- 4 – 4 août : Gevrey‑Chambertin → Dijon, contre‑la‑montre 21 km – lacets de Marsannay (1,8 km / 6,9 %).
- 5 – 5 août : Mâcon → Belleville‑en‑Beaujolais, 140 km – huit côtes, Mont Brouilly (3 km / 7,7 %) à 12 km du sprint.
- 6 – 6 août : Montbrison → Tournon‑sur‑Rhône, 153,4 km – six côtes, terrain propice à l’échappée.
- 7 – 7 août : La Voulte‑sur‑Rhône → Mont Ventoux, 146,8 km – finale 15,7 km / 8,8 % jusqu’au sommet du Géant de Provence.
- 8 – 8 août : Sisteron → Nice, 171,9 km – côtes de Colomars et de la Ginestière avant le sprint final.
- 9 – 9 août : Nice → Nice, 99,2 km – circuit arriéré‑pays avec quatre montées du col d’Èze.
Analyse technique des étapes clés
L’étape 1 combine un profil plat à deux courtes côtes, favorisant les puncheuses avant le sprint final. La côte Saint‑François, à 4,6 % sur 2,5 km, déterminera la première vraie sélection.
Le contre‑la‑montre de Dijon (étape 4) place la tension sur les spécialistes du chrono ; les 1 800 m de dénivelé total offrent un anneau de test crucial avant les montagnes.
Les cols jurassiens (étapes 2 et 3) ne sont pas assez longs pour créer de fortes écarts, mais suffisent à épuiser les sprinteuses et à ouvrir la porte à une échappée opportuniste.
L’assaut du Mont Ventoux (étape 7) représente la première vraie montée de plus de 1 200 m d’altitude, avec un gradient quasi constant. Les équipes devront organiser leur protection dès les 30 km de pré‑montée.
L’étape finale autour de Nice (étape 9) rappelle les circuits de Paris‑Nice, où le col d’Èze, grimpé quatre fois, offre un dernier test d’endurance pour les prétendantes au maillot jaune.
Images illustratives du parcours









Perspectives pour le classement général
Les coureuses capables de limiter les pertes sur les côtes suisses et jurassiennes entreront dans le contre‑la‑montre de Dijon avec un avantage au compteur. Le Mont Ventoux placera les favorites du GC sous haute tension ; une marge supérieure à 30 seconds sur ce tronçon se traduira généralement par la victoire finale, compte tenu du profil plat de la dernière étape.
À l’issue du sprint de Nice, le maillot jaune sera probablement déjà défini, mais le dernier circuit promet un duel final entre les meilleures grimpeuses et les sprinteuses résilientes.