Top 14 : Pau affronte la puissance du Racing 92, quête d’une place en demi‑finale

Top 14: Pau face à la puissance du Racing 92 pour aller chercher une place en demi-finale
Top 14: Pau face à la puissance du Racing 92 pour aller chercher une place en demi-finale

Racing 92 s’engage ce samedi à Pau avec le pack d’avants le plus redouté du Top 14, soutenu par une ligne de touche extrêmement efficace et un jeu aérien qui a déjà fait la différence cette saison.

Un bloc d’avants hors norme

Le deuxième ligne international Hugo Auradou a déjà volé plus de vingt‑trois lancers en phase aérienne, un atout majeur face à la Section Paloise. S’ajoutent les deux chroniques de la mêlée, Gorgadze et Whitelock, capables de pousser le Hameau à chaque contact. La mêlée de Racing se classe troisième du championnat pour ses introductions, un indice de la puissance collective que l’entraîneur Thomas Domingo veut exploiter.

Dans le jeu au sol, les avants de Racing, incluant Nathan Hughes, Taniela Tupou et Demba Bamba, affichent un ratio de plaquages parmi les plus élevés, signe d’une capacité à absorber la pression et à inverser les phases de contact.

Conquête aérienne et supériorité en touche

La Section Paloise mène le Top 14 avec un taux de réussite de 84,9 % sur les lancers en touche, mais Racing 92 ne se laisse pas distancer : son deuxième ligne a déjà volé 23 ballons cette saison, offrant de nombreuses secondes lignes et de bonnes opportunités de mauls, secteur où Pau détient le record avec 17 essais.

Patrice Collazo, manager du Racing, souligne que « la meilleure touche du championnat » est un argument clé pour neutraliser les atouts de Pau et imposer des ballons portés à chaque arrêt.

Une attaque diversifiée derrière la puissance

Malgré un possession moyenne de 45,3 % – la plus basse du championnat – le 92 se classe troisième en points marqués avec 828, ce qui témoigne d’une capacité à transformer les rares phases en essais. Les arrières comme Josua Tuisova, Vinaya Habosi et le Néo‑Zélandais Joseph Manu ajoutent une dimension physique et créative, capables de percer la défense pailleuse de Pau.

Max Spring, récemment intégré, représente le profil « décalé » que Collazo veut exploiter : des offloads rapides et des percées individuelles qui complètent le jeu frontal.

Prévoir le choc au Hameau

Le plan de Racing repose sur une première ligne qui fera monter la pression dès la mêlée, tandis que le jeu aérien permettra d’alléger la charge des avants. Le défi consiste à contenir les mauls de Pau et à exploiter la moindre marge de manœuvre dans les espaces creusés par les centres pirioumais.

Patrice Collazo rappelle que le Racing est « une machine qui ne fait qu’avancer », mais insiste sur la nécessité d’allier puissance et rapidité pour contrer la mobilité du trio de backs pallois.

Si la supériorité physique de Racing 92 domine les contacts, le match s’annoncera comme une lutte acharnée où chaque ballon aérien pourra devenir le décisif.