Elimination de Bordeaux‑Bègles du Top 14 après le revers 34‑31 face à Clermont
Le club girondin, champion européen en titre, a vu son espoir de Bouclier de Brennus s’évanouir lorsque Clermont l’a battu 34‑31 lors de la 26ᵉ journée, scellant ainsi son exclusion de la phase finale.
Classement final : un bilan serré et l’impact de la saison européenne
Bordeaux‑Bègles termine à la 8ᵉ place avec 70 points, à seulement un point de l’ASM qui occupe la 7ᵉ position avec 71 points. La Rochelle, première qualification, se situe à une longueur du sixième, dernier assuré d’aller aux playoffs.
Cette deuxième couronne européenne consécutive ne suffit pas à compenser la performance domestique : l’UBB, championne de la Champions Cup, se place également au 8ᵉ rang après une série de défaites à domicile contre Pau, le Stade Français et Montpellier.
Facteurs décisifs du duel : blessures, phases de jeu et moments clés
Privés de plusieurs titulaires – Jalibert (mollet), Tameifuna (épaule), Woki (genou) et Depoortere (épaule) – les Béglais ont lutté contre l’indiscipline qui a permis à Clermont de profiter de pénalités et d’essais supplémentaires.
Après un premier semestre favorable (24‑14), le match bascule lorsque Darricarrère inscrit un essai avant la pause (40’) et que l’ASM exploite des fautes girondines pour marquer deux essais (Akhaladze 50’, Hamdaoui 64’) ainsi qu’une pénalité (Plummer 58’).
Le retour de Bordeaux‑Bègles s’amorce grâce à Lucu, capitaine, qui égalise à 34‑34 (72’), mais l’équipe manque d’énergie dans les dernières minutes : un drop de Plummer (77’) conclut le score.
Le public, galvanisé par la récente sacre européen, a assisté à une seconde mi‑temps où la fatigue et la sortie précoce de Penaud ont limité les options offensives des Béglais.
En dépit d’une domination initiale des avants, avec trois essais consécutifs (Lucu, Matiu, Bochaton), la perte d’élan au tournant du match a coûté à Bordeaux‑Bègles son ticket pour les playoffs.
Le 20ᵉ anniversaire du club restera marqué par l’absence de bouclier, rappel brutal que le succès européen ne garantit pas la persistance au plus haut niveau national.