Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a accusé ce vendredi 5 juin le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, d’avoir « gâché la fête de milliers d’enfants » en refusant d’accueillir les épreuves de glace prévues pour les Jeux olympiques 2030, qui sont désormais transférées à Lyon.
Retours de la décision et enjeux régionaux
Tabarot a rappelé que la Côte‑d’Azur comptait accueillir jusqu’à 500 000 spectateurs pour les compétitions de glisse, une perspective que les villes concurrentes, notamment Paris et Lyon, avaient immédiatement soutenue. Selon le ministre, la portée de l’événement aurait pu accélérer des projets d’infrastructures majeurs à Nice, dont la création d’une gare intermodale combinant TER, TGV et lignes de tram.
« Ce n’est pas une question politique », a insisté le ministre né à Cannes, précisant que les élus régionaux et gouvernementaux auraient tous souhaité voir les JO se tenir à Nice, quel que soit le nom du maire en place.
Conflit antérieur entre les deux protagonistes
La tension remontait déjà au 10 mai, quand Éric Ciotti, alors maire sortant, avait dénoncé sur le réseau X le ministre comme « un ministre qui ne sert à rien », reprochant son inaction face à la hausse des billets de train pour les supporters niçois de la finale de la Coupe de France à Paris.
Perspectives pour les projets de transport
Tabarot a réaffirmé son intention de suivre le dossier « tant qu’il sera à son ministère », évoquant la possibilité de relancer rapidement les investissements liés à la gare multimodale tant que les Jeux offrent un cadre temporel. Il a conclu en insistant sur son regret que les habitants de la région soient privés d’un « magnifique événement à Nice ».
En l’absence d’un accord municipal, le virage vers Lyon confirme que les ambitions de sport d’hiver restent en suspens et que la pression sur les autorités locales pour des projets d’infrastructure intégrée ne fera que s’intensifier.