La Fédération Internationale de Motocyclisme (FIM) a confirmé ce dimanche la suspension de Marco Bezzecchi pour le Grand Prix de République tchèque, l’appel d’Aprilia ayant été refusé.

Déroulement de l’audience d’appel à Brno
Après le dépôt d’une caution de 1 320 €, les deux commissaires mandatés – Ralph Bohnhorst et Aleš Holan – ont conduit une séance de 32 minutes dans les locaux de Brno. Au cours de cet entretien, Aprilia Racing était représentée par son directeur général Massimo Rivola et le chef d’équipe Paolo Bonora, tandis que les commissaires du MotoGP à l’origine de la suspension initiale – Simon Crafar, Andres Somolinos et Tamara Matko – étaient également entendus.
Motifs de la confirmation de la sanction
Les examinateurs ont rappelé que le pilote, suite à sa chute lors du sprint, avait d’abord poussé puis frappé un officiel chargé du dégagement de la moto. Cette conduite a été qualifiée d’« atteinte aux intérêts du championnat », violant les exigences de respect et de sécurité imposées à tous les concurrents.
Dans leurs conclusions, les commissaires d’appel ont souligné que, même si la frustration post‑accident est compréhensible, aucune émotion ne justifie une agression physique contre le personnel de piste. Les officiels, positionnés à proximité immédiate des machines en mouvement, assurent le déroulement sécurisé de chaque séance et doivent pouvoir opérer sans intimidation.
L’appréciation de la gravité des faits a conduit les membres du collège à juger la sanction proportionnée, la classe de sanctions prévues par le règlement autorisant une suspension pour ce type d’infraction.
Résultat de l’appel
- Confirmation intégrale de la décision de suspension prise par les commissaires MotoGP.
- Rejet de la demande d’appel présentée par Aprilia.
En maintenant la sanction, la FIM envoie un message clair : toute forme d’agression physique envers les commissaires ou les bénévoles entraîne une réponse immédiate, consolidant ainsi le cadre sécuritaire indispensable à la compétition MotoGP.