En tête pour @19Bautista ⬆️ #WorldSBK | #ITAWorldSBK 🇮🇹 pic.twitter.com/QAPXKFOC3M
— WorldSBK (@WorldSBK) 15 juillet 2023
“Vous l’avez vu, la Ducati m’a dépassé dans la ligne droite, ça se passe toujours comme ça, je me bats mais je n’y peux pas grand-chose”. La déclaration de Toprak Razgatlioglu après la course 1 du Superbike à Imola ne manquera pas de susciter la discussion : ce que prétend le Turc est-il vrai, ou Alvaro Bautista a-t-il réussi un dépassement magistral à un point impossible ?
La dynamique
Ci-dessus, le clip vidéo de l’épisode qui a décidé de la course. C’était le onzième des dix-neuf tours prévus, c’est un fait important car on s’attendait à ce qu’après la moitié de la distance les pneus aient un certain décrochage. Toprak et Alvaro ont fait le même choix : SC1 (moyen) à l’avant, SCX standard à l’arrière. Le Champion du Monde est sorti très fort de la Variante Bassa, c’est le principal fait à prendre en considération. Quand les pneus commencent à lâcher, les adversaires entrent en crise, Bautista fait la différence. Pilotage, électronique, qualités d’accélération du V4 de Bologne : un mélange mortel. Au départ, on note comment Alvaro parvient à récupérer 20-30 mètres de Toprak en un éclair, le flanquant juste avant l’apex du virage à droite très rapide, en descente, qui mène à Rivazza.
Courage d’un lion
L’accélération sous accélération a permis à Bautista de prendre la ligne intérieure, mais Toprak est toujours à niveau lors de l’entrée. Dévalant la ligne beaucoup plus vite qu’avant, Alvarito finit un peu large, à 3-4 mètres de la ligne idéale, comme on peut le voir en observant la trajectoire de Jonathan Rea qui suivait toujours de très près la paire de tête. Toprak est sur la “bonne” ligne, prêt à profiter de toute erreur de mesure de l’adversaire. Espoir vain. Car malgré son décalage, c’est-à-dire un peu au-delà du point de freinage habituel, Bautista parvient incroyablement à se glisser parfaitement dans la Rivazza 1 sur la corde raide, la recouvrant entièrement sans la moindre bave.
Manœuvre de champion
Bautista avait donc raison sur Toprak, tirant le meilleur parti des qualités du paquet technique mais aussi abordant le point le plus difficile d’un circuit à l’ancienne comme Imola comme un champion. Bien sûr “dépassement facile en ligne droite“. C’était un exploit de classe. Quatre tours plus tôt, au même endroit, Alvarito avait lui aussi dépassé Jonathan Rea.
