La bataille finale du Superbike 23 nous a montré tous les bons et les mauvais côtés de ce Championnat du Monde. Jonathan Rea tentant le miracle lors de la dernière danse avec la Kawasaki avec laquelle il a remporté six titres, en terminant mal au sol, photographie d’un épilogue mélancolique. Et de suivre la bataille sans cérémonie entre le spectaculaire Toprak Razgatlioglu et le nouveau champion Alvaro Bautista. Le Turc avait résisté jusqu’au bout, mais sortant millimétriquement sur le green au dernier virage il fut pris en flagrant délit par les habituels commissaires FIM : abandon de position. Renverser l’issue d’un match comme celui-ci est vraiment absurde. OK, le vert est là pour tout le monde, mais qui a introduit dans le motocyclisme une règle si contraire à l’esprit de ce sport ?
Mais où est passé l’esprit Superbike ?
On passe à la F1, peut-être même au MotoGP, des catégories habituées au sophisme. Mais la « limite de piste » qui décide d’un défi Superbike, le championnat qui a fleuri grâce aux pilotes-lions qui se sont intimidés jusqu’au bout, est véritablement une contradiction. Singérer d’autres catégories est exactement ce que cette série ne devrait pas faire. Et plutôt…
Une belle comparaison
Jonathan Rea avait en tête de lui dire au revoir en grande pompe, cela aurait été une histoire fantastique, dans la lignée de sa carrière légendaire. Mais le rêve s’est terminé au tour 2, un dérapage banal qui a ruiné les plans. Orphelins du Troisième Magnifique, Toprak et Bautista ont sorti les griffes. Au début, l’Espagnol ne semblait pas aussi dans le ballon que la veille, mais ensuite il s’est avancé et le feu d’artifice a commencé. Le duel était un peu amusant, car le rythme était assez lent, à tel point que Dominique Aegerter, Remy Gardner et Danilo Petrucci restaient également attachés au train de tête. Le dernier tour a été flamboyant et le dernier virage encore plus. C’est dommage que l’exploit de Toprak ait été jeté à la poubelle. Un crime sportif, qui a permis à Bautista de célébrer le triplé et d’atteindre 59 victoires au total.
A partir de mardi, ce sera déjà 2024
Une partie importante du paddock Superbike prolongera son séjour en Andalousie pour les deux jours d’essais qui ouvriront les jeux 2024. Il y aura plusieurs nouveautés sous l’objectif, la plus attendue étant Jonathan Rea qui monte sur une Yamaha en pleine forme. croissance technique. Le retour d’Andrea Iannone, les débuts de Nicolò Bulega sur la Ducati officielle et la première fois d’Axel Bassani sur Kawasaki seront un apéritif très savoureux.
