Guy Stéphan a clairement indiqué que le choix d’Ayyoub Bouaddi d’évoluer avec le Maroc n’entraîne aucune rancœur de la part du staff français, même à trois jours du quart‑de‑finale France‑Maroc.
Un parcours entièrement français avant la décision internationale
Le milieu de terrain, né dans l’Oise et formé à Creil, a suivi les équipes de jeunes de la Fédération française : U‑16, U‑17, U‑18, U‑20 puis les Espoirs de Lille. Toutes les structures nationales le connaissent et apprécient son niveau, souligne Stéphan lors de la conférence de presse.
Après une saison marquée par de belles performances en Ligue 1, Bouaddi a opté pour la nationalité sportive marocaine afin de concourir à la Coupe du monde avec les Lions de l’Atlas.
Le staff français défend le droit au choix
« Il a fait un choix, on le respecte », affirme l’adjoint de Didier Deschamps, qui ajoute que ce n’est pas la première fois qu’un joueur bascule de la France vers une autre sélection, et que cela ne sera pas la dernière.
Deschamps, selon les propos relayés, ne souhaite pas bloquer un talent pour le contraindre à jouer une minute afin de l’empêcher de rejoindre une autre équipe. « Nous disposons d’une profondeur importante » – cite‑t‑il – en évoquant Tchouaméni, Rabiot, Koné, Kanté ou Zaïre‑Emery.
Le quart‑de‑finale sans « shopping » de joueurs
Stéphan insiste sur la richesse de l’effectif français pour le poste occupé par Bouaddi. « D’autres bons joueurs se trouvent déjà dans les 26 », rappelle‑t‑il, tout en reconnaissant la qualité du jeune milieu marocain lors de la phase de groupes.
Le sélectionneur adjoint souligne que le choix de Bouaddi, alors que le joueur n’a que 18‑ans et demi, s’inscrit dans la logique de carrière du footballeur et ne nécessite aucune explication supplémentaire.
Le duel France‑Maroc s’annonce donc avant tout comme une confrontation tactique, décorrélée des débats sur les binationaux, et les deux entraîneurs semblent prêts à laisser le terrain décider.