Le MotoGP SEG a confirmé que le contrat commercial 2027 restera basé sur un revenu fixe d’environ huit millions d’euros par équipe, malgré les revendications des constructeurs pour un partage des bénéfices.
Le modèle de revenu fixe maintenu
L’accord signé entre MotoGP SEG, les cinq constructeurs et les six équipes indépendantes établit le cadre commercial jusqu’en 2032. Chaque équipe continuera de percevoir une allocation annuelle fixe, ce qui préserve le modèle déjà en place depuis plusieurs saisons.
Les revendications des constructeurs et le contraste avec la Formule 1
Les marques engagées dans le championnat souhaitaient aligner le MotoGP sur le système de partage des recettes adopté par la Formule 1 de Liberty Media. Elles ont alors exigé une part proportionnelle des revenus globaux, jugée plus lucrative dans un sport où les droits télévisés et les sponsoring explosent.
Ce point était l’un des principaux obstacles des négociations, mais il n’a finalement pas été intégré aux « Accords Concorde » du MotoGP.
Pourquoi Günter Steiner a préféré le forfait
Interrogé par Motorsport.com, le PDG de Tech3 a expliqué que le maintien d’une somme forfaitaire offre une stabilité financière à moyen terme. Il a ajouté que le consortium d’investisseurs derrière Tech3 vise à rentabiliser son engagement sans subir les aléas d’un partage variable.
« Logiquement, tout le monde veut plus ; c’est la nature humaine. » a déclaré Steiner, avant de rappeler que Liberty Media vient tout juste de prendre le relais du MotoGP et que les changements radicaux ne sont pas immédiats.
Impulser la visibilité du championnat
Selon Steiner, la priorité est de rendre le produit plus attrayant pour les fans, non pas en le « vendant », mais en le faisant naturellement connaître. Il souligne l’importance d’impliquer davantage les onze équipes MotoGP ainsi que les catégories Moto2 et Moto3 dans les actions commerciales et les opportunités de branding.
« Toutes les équipes sont professionnelles sur la piste, mais elles négligent l’aspect commercial et les opportunités offertes aux supporters », a-t-il ajouté.

Risques d’un partage des bénéfices
Steiner met en garde contre le danger d’un système proportionnel qui pourrait pénaliser toutes les parties si les recettes venaient à diminuer. « Un partage des bénéfices devient problématique dès que les profits baissent, ce qui ne profiterait à aucune équipe ni à aucun constructeur », a-t-il affirmé.
Il préconise une approche prudente : conserver le statu‑quo, observer les performances économiques du nouveau contrat, puis réévaluer les modalités de partage lors du prochain cycle d’accords.

Les prochains cinq ans détermineront si la combinaison du revenu fixe et d’une visibilité accrue suffit à propulser le MotoGP vers une rentabilité encore plus élevée, tout en respectant les attentes des équipes et des constructeurs.