Le Stade Français a confirmé avoir été victime d’une cyberattaque menée par le groupe de ransomware Qilin, qui a lancé un compte à rebours jusqu’au 15 août pour obtenir le paiement d’une rançon.
Gestion de crise et mesures d’urgence
À la découverte de l’incident, le club a immédiatement activé son dispositif de gestion de crise, épaulé par des experts indépendants en cybersécurité. Les autorités compétentes ont été alertées et une plainte officielle a été déposée.
Des actions de confinement, d’investigation et de restauration ont été mises en œuvre pour sécuriser les systèmes affectés et garantir la continuité des services. La billetterie en ligne et la boutique du club, quant à elles, restent opérationnelles et protégées.
Données sensibles publiées
Qilin a déjà divulgué 18 photographies supposées provenir de passeports et de cartes d’identité de joueurs, exposant ainsi des informations pouvant servir à usurper l’identité ou à réaliser des escroqueries. L’attaque pourrait également toucher les dossiers médicaux des athlètes, augmentant le risque de fraude et de chantage.
Le groupe ransomware suit une méthode standard : pénétration du réseau, exfiltration de données, puis menace de diffusion publique pour contraindre le paiement.
Réaction du club et appel à la responsabilité
Le Stade Français a indiqué que l’enquête technique continue afin de préciser la nature exacte des informations compromises et d’identifier toutes les personnes concernées.
Dans un communiqué, le club a rappelé que la diffusion d’informations non vérifiées ou la reproduction de données volées pouvait porter atteinte aux droits des victimes et entraver les opérations de remédiation.
Cette affaire souligne la vulnérabilité croissante du secteur sportif face aux cybermenaces, rappelant l’importance d’une vigilance permanente et d’investissements renforcés en sécurité informatique.