Borja Iglesias a brièvement salué le président américain Donald Trump lors de la remise des médailles au sommet du podium de la Coupe du monde, alors que l’Espagne venait de triompher 1‑0 contre l’Argentine aux tirs au but.
Des propos mesurés avant le podium
Interrogé par le magazine Panenka sur une éventuelle rencontre avec Trump, l’attaquant du Celta a rappelé qu’il ne disposait pas d’une autorité suffisante pour s’attaquer à des questions politiques sensibles. « Je ne veux pas finir en prison », a-t-il déclaré en souriant, avant d’ajouter qu’il préférait éviter la polémique tant que les débats publics ne le nécessitaient pas.
Engagements publics et actions concrètes
Outre ce discours prudent, Iglesias a enchaîné les prises de position : il a soutenu l’appel de Kylian Mbappé à voter contre les extrêmes lors des législatives de 2024, a dénoncé le traitement des billets de la finale – les tarifs variant de 4 500 à 188 000 euros – et a critiqué la participation de l’équipe israélienne au Tour d’Espagne, la qualifiant de « génocide à Gaza ». En 2023, il avait même annoncé son refus de revêtir le maillot national tant que Luis Rubiales restait à la tête de la Fédération espagnole après le baiser forcé à Jenni Hermoso.
Réactions sur le terrain et tension avec les adversaires
Lorsque le joueur a salué Trump, le geste s’est fait furtif, sans échange de regards, malgré l’insistance du président américain. À l’inverse, le défenseur argentin Cristian Romero a totalement ignoré la poignée de main proposée, marquant une nette différence de traitement entre les deux protagonistes. Cette attitude souligne la fracture entre les positions affichées par les footballeurs espagnols et les attentes diplomatiques de l’administration américaine.
Le double visage d’Iglesias – déclarations mesurées, engagement social fort – illustre la complexité des interactions entre sport de haut niveau et enjeux politiques internationaux.