George Russell dénonce les projets de révision du règlement thermique‑électrique pour 2027
Lors du Grand Prix du Canada, le Britannique a souligné que les batailles observées sur le circuit de Montréal prouvent l’efficacité des unités de puissance 2026, et qu’il ne comprend pas la volonté d’allonger le partage thermique/électrique à 60 % dès la prochaine saison.
Le système 2026 : un catalyseur de combats au sol et en air
Depuis le lancement de la réglementation, les moteurs hybrides ont offert aux pilotes davantage de marge pour rester en contention, que l’on soit en phase offensive ou défensive. Cette souplesse a généré des « yo‑yo » très critiqués, mais elle a également produit des duels mémorables à Melbourne, en Chine et aujourd’hui à Montréal.
Le « mode overtake » du nouveau groupe moteur, qui délivre un boost d’environ six dixièmes de seconde par tour, rend l’évitement du dépassement d’une seconde de différence de temps particulièrement ardu, comme le confirme Russell.
Vers 2027 : la polémique du rééquilibrage 50/50 → 60/40
Face aux succès constatés, certains décideurs envisagent de rétablir un partage 60 % thermique / 40 % électrique, arguant que cela revitaliserait le spectacle. Russell réplique que les affrontements actuels, notamment son duel avec le jeune pilote Mercedes Kimi Antonelli, sont uniquement rendus possibles grâce aux caractéristiques des moteurs 2026.
« Ces nouvelles voitures permettent ça », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que modifier les paramètres de puissance risquerait de freiner les batailles qui nourrissent le public.
Le duel Canada, écho d’un affrontement légendaire
Le combat sud‑canadien a rappelé le célèbre face‑à‑face entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg à Bahreïn en 2014, où les deux Mercedes ont rivalisé pendant près d’une douzaine de tours. Russell a comparé son expérience à celle du duel bahreïni, soulignant la rareté d’un tel scénario depuis cet épisode historique.
Le circuit de Montréal, avec ses longues lignes droites et son virage du « mode overtake », a favorisé le suivi rapproché, permettant à Russell de gagner jusqu’à une demi‑seconde au tour lorsqu’il exploitait le boost.

En définitive, tant que les moteurs hybrides restent configurés pour maximiser le surplus de puissance, les batailles de type « commande‑et‑contrôle » continueront de façonner les courses, rendant toute modification réglementaire dès 2027 hautement contestable.
