Russell abattu mais combatif : déclaration choc sur les dieux et la lutte

"Les dieux ne veulent pas de moi dans cette lutte" : Russell entre abattement et combativité
"Les dieux ne veulent pas de moi dans cette lutte" : Russell entre abattement et combativité

George Russell a vu son moteur Mercedes céder au 31e tour du Grand Prix du Canada, abandonant alors qu’il menait la course.

Une saison qui s’enlise pour le Britannique

Après cinq épreuves, le pilote de 23 ans se trouve à 43 points du leader, une marge largement alimentée par la victoire de Kimi Antonelli qui a raflé les 25 points du podium à Montréal.

Les chiffres donnent l’impression d’une domination d’Antonelli, mais la réalité est plus nuancée : le jeune Italien cumule les performances depuis plusieurs Grands Prix, tandis que Russell voit la malchance s’accumuler, notamment avec la perte du pole en Chine et la panne sous la voiture de sécurité au Japon.

« J’espère que la chance va tourner », a déclaré Russell à Motorsport.com, ajoutant que « les dieux ne veulent pas de moi dans cette lutte » face aux incidents récents.

Choix des pneus et difficultés techniques à Montréal

Lors du départ, plusieurs équipes, dont McLaren, ont opté pour des intermédiaires sous une fine bruine ; Russell a indiqué que le doute sur le composé idéal était présent, mais que les « slicks » étaient devenus inévitables dès que la piste s’est réchauffée.

En course, le Britannique a chuté à l’épingle, bloquant les roues sous la pression d’Antonelli et s’écartant de son co‑équipier. « C’était tout simplement difficile », a-t-il expliqué, soulignant la nécessité de pousser les pneus pour les amener à la bonne température dans le froid montréalais.

L’équilibre recherché entre attaque agressive et gestion de l’adhérence a été, selon lui, « solide », même si les conséquences potentielles restent lourdes.

Perspectives et objectifs

Russell refuse de se laisser décourager : « La pression retombe, je vais prendre le départ, profiter de chaque course et essayer de toutes les remporter ». Conscient de ne plus rien perdre, il compte transformer chaque opportunité en points pour réduire l’écart avec Antonelli.

L’enjeu de la suite dépendra désormais de la capacité de Mercedes à résoudre les problèmes mécaniques et de la stratégie de pneus dans des conditions variables, facteurs déterminants pour renverser la tendance actuelle.

Si la prochaine course voit le moteur de Russell tenir, le Britannique pourrait bien remettre en cause le leadership d’Antonelli avant la moitié de la saison.

George Russell pilotant la Mercedes en Grand Prix du Canada