Ayyoub Bouaddi a attiré l’attention mondiale en inscrivant une performance décisive lors du match nul 1‑1 entre le Maroc et le Brésil au Mondial 2026, alors qu’il n’était même pas convoqué par la sélection française.
Un jeune déjà aguerri en Ligue 1
À dix‑huit ans, le milieu lillois cumule plus d’une centaine d’apparitions en Ligue 1, a déjà disputé la Ligue des champions et s’est illustré à dix‑sept ans dans les phases européennes.
Ces statistiques placent Bouaddi parmi les rares espoirs capables de rivaliser avec les titulaires habituels du groupe français.
Jérôme Rothen pointe du doigt la Fédération
Dans l’émission Rothen s’enflamme, l’ancien international décrit comme « choquant » les propos de Didier Deschamps qui n’a pas sollicité le joueur avant le quart‑de‑finale ; il estime que la FFF aurait dû intervenir rapidement pour sécuriser le futur du talent.
Selon Rothen, appeler personnellement Bouaddi pour le rassurer aurait suffi à démontrer l’engagement de la France envers ses jeunes milieux de terrain, un secteur que le consultant juge actuellement sous‑représenté.
Comparaison avec les piliers du milieu français
Le consultant avance que Bouaddi dépasse, à son niveau, des joueurs établis comme Aurélien Tchouaméni ou Ibrahima Koné, même si ce dernier possède une stature physique plus imposante.
En limitant la liste à cinq milieux – Kanté, Rabiot, Zaïre‑Emery et deux autres – la sélection aurait pu inclure le prodige lillois sans sacrifier la profondeur tactique.
Si le mercato d’été ouvre une porte vers un club plus prestigieux, la non‑inclusion de Bouaddi reste le principal rappel que la France a laissé passer l’un des meilleurs jeunes milieux de la génération actuelle.