Maja Chwalinska, qualifiée classée 114e mondial, vient de devenir la première joueuse issue des qualifications à parvenir à la finale du tableau féminin de Roland‑Garros depuis l’avènement de l’ère Open.
Une victoire décisive contre Diane Shnaider
Le jeudi 4 juin, la Polonaise de 24 ans a éliminé la Russe Diane Shnaider (23e) en deux sets, 7‑6 (7‑4), 6‑4, après 2 heures 10 minutes de jeu. La première manche a flambé durant 1 heure 17 minutes, se soldant par un tie‑break remporté par Chwalinska qui a exploité sa mobilité et sa défense en fond de court. Au moment où Shnaider menait 4‑3 au second set, l’intervention d’une physiothérapeute a précipité la perte d’élan de la Russe, permettant à la Polonaise de décrocher les trois jeux restants.
Un parcours saisonnier atypique
Avant ce exploit parisien, la saison de Chwalinska ne comptait qu’une apparition en quart de finale d’un événement WTA 250, à Cluj‑Napoca en février, où elle avait été dégagée par Emma Raducanu. En mai, elle militait à Saint‑Gaudens (Haute‑Garonne) pendant que le WTA 1000 de Rome accueillait les têtes de série. Ses victoires précédentes à Roland‑Garros incluent la championne olympique Zheng Qinwen, ainsi que les internationales Elise Mertens et Anna Kalinskaya.
En route vers la demi‑finale contre Mirra Andreeva
Le résultat place Chwalinska en demi‑finale face à la jeune prodige russe Mirra Andreeva, 8e mondiale, qui a balayé Marta Kostyuk (15e) avec un 6‑1, 6‑3. Si la Polonaise se repose sur sa capacité à varier les coups et à perturber ses adversaires, Andreeva apporte puissance et constance, promettant un affrontement contrasté.
Réactions du circuit et perspectives
Après la rencontre, Chwalinska a décrit son état d’esprit comme une « bulle », affirmant ne pas savoir ce qui se passait dans sa tête, mais exprimant une joie « submergée ». Elle prévoit de récupérer par le sommeil, le thé et, pourquoi pas, une séance de tennis, confiant à son entraîneur, Jaroslav Machowski, que « le tennis reste un jeu où tout est possible ». Le coach a souligné l’intelligence tactique de sa protégée et a rappelé les blessures et la dépression qui ont ponctué sa carrière entre 2019 et 2021, faisant de ce parcours un récit de résilience exemplaire.
Quel que soit l’issue de la finale, la présence d’une qualifiée dans les deux dernières phases du tournoi démontre l’élargissement du champ compétitif à Roland‑Garros, rappelant que la performance peut surgir au détour d’une qualification.