Loïs Boisson face à Anna Kalinskaya : un retour sous tension à Roland-Garros
Un an après avoir créé la sensation en atteignant les demi-finales, Loïs Boisson retrouve la terre battue parisienne. La joueuse française, 43e mondiale, défie mardi la Russe Anna Kalinskaya (24e) au premier tour de Roland-Garros. Ce match sur le court Suzanne-Lenglen s’annonce comme un test majeur pour la Dijonnaise, qui revient tout juste d’une longue blessure.
La trajectoire contrastée des deux joueuses
Kalinskaya, quart-de-finaliste à l’Open d’Australie 2024, reste sur des performances irrégulières sur ocre. Elle n’a jamais franchi le deuxième tour porte d’Auteuil en quatre participations. Pourtant, la Russe a récemment dominé Belinda Bencic (11e) au Masters 1000 de Rome, prouvant sa capacité à s’adapter à la surface.
Loïs Boisson, elle, sort de sept mois d’absence pour soigner sa jambe gauche puis son avant-bras droit. Reprise en avril à Madrid, elle n’a remporté qu’un seul match sur cinq depuis son retour. “Physiquement, ça va bien. Depuis peu, je suis enfin à 100%”, a-t-elle confié en conférence de presse.
Un écart de préparation significatif
La différence de préparation entre les deux éditions est frappante. En 2025, Boisson avait débuté sa saison sur terre battue dès la mi-mars, enchaînant vingt matches sur ocre avant Roland-Garros. En 2026, elle n’a repris qu’un mois avant le Grand Chelem parisien.
Un classement qui ne dit pas tout
Malgré un écart de vingt places au classement WTA, la Française refuse de se laisser intimider. “Ce n’est qu’un chiffre à côté du nom”, relativise-t-elle. “Ça ne veut pas toujours dire grand-chose.” Son entraîneur Florian Reynet, qui l’avait guidée jusqu’au dernier carré en 2025, est de retour à ses côtés pour ce rendez-vous.
Une préparation ciblée sur le court
Depuis son arrivée à Paris, Boisson a multiplié les séances d’entraînement avec des partenaires de haut niveau. Elle a notamment joué avec Katie Boulter (71e), Solana Sierra (68e), Emerson Jones (136e) et Liudmila Samsonova (27e). Lundi, elle s’est entraînée avec la Croate Donna Vekic (72e), médaillée d’argent aux JO de Paris.
Des adversaires choisies stratégiquement
Toutes ces partenaires ont été sélectionnées après le tirage au sort, indique son entourage. Un choix tactique pour préparer au mieux un premier tour relevé. “Peu importe le court, je suis déjà contente d’être là”, a déclaré la Française. “Tous les courts sont exceptionnels.”
Un tableau ouvert derrière Kalinskaya
En cas de victoire, Boisson affronterait l’Italienne Elisabetta Cocciaretto (38e) ou la Russe Alina Korneeva (117e) au deuxième tour. Mais la Dijonnaise refuse de se projeter trop loin. “Chaque année est différente”, insiste-t-elle. “Tout est possible : je peux aller au bout, comme je peux perdre au premier tour. On ne sait pas !”
Avec un état d’esprit combatif et une préparation minutieuse, Loïs Boisson espère bien rééditer l’exploit de 2025. Reste à savoir si son corps et son tennis tiendront la distance face à une adversaire redoutable sur le Rocher de Roland-Garros.
