Novak Djokovic a officiellement demandé à l’organisation de Roland‑Garros d’ajuster les horaires des matchs face aux températures records qui accablent les joueurs ce tournoi.
Djokovic réclame une flexibilité comparable à celle de Melbourne
Lors de la conférence de presse après sa victoire en quatre sets contre Valentin Royer, le Serbe a rappelé que l’Open d’Australie décale régulièrement les débuts de rencontre lorsque les indices de chaleur dépassent les seuils critiques. « Si les Grand Chelems disposent de multiples courts et d’un éclairage suffisant, il n’y a aucun obstacle à reporter un match », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’éviter les dépassements de minuit même en cas de canicule.
Pour Djokovic, concentrer uniquement les protections climatiques sur le Philippe‑Chatrier et le Suzanne‑Lenglen serait « injuste », car les conditions extrêmes affectent l’ensemble du parc.
Le protocole canicule de Roland‑Garros face à celui de l’Antipode
À l’instar de Melbourne, Paris dispose d’un dispositif « chaleurs extrêmes » basé sur un indice combinant température de l’air, humidité, vitesse du vent et rayonnement solaire. Si cet indice franchit le seuil défini, une pause de dix minutes peut être octroyée aux joueurs, voire l’interruption du match.
À ce jour, le seuil n’a pas encore été déclenché à Paris, où l’humidité reste bien inférieure à celui observé à Melbourne, mais les conditions de chaleur sèche sont déjà jugées pénibles.
Conséquences physiologiques observées chez les compétiteurs
Casper Ruud a dû abandonner sur dur après une insolation, tandis que Jakub Mensik a déclaré souffrir de crampes sévères dès le deuxième tour. Jakub Mensik a même qualifié la température « insensée » avant de s’effondrer sur la terre battue.
Djokovic a souligné la difficulté de jouer trois heures et demie sur la terre dans de telles conditions, notant un effort physique considérable et une perte d’énergie accrue.
Les appels de Djokovic illustrent la pression croissante exercée sur les organisateurs pour réviser la gestion des épisodes de canicule, afin de préserver la compétitivité et la santé des athlètes.
