Victoire de Marta Kostycut contre Elina Svitolina, hommage à l’Ukraine
Marta Kostyuk s’est imposée 6‑3, 2‑6, 6‑2 contre la 31‑ans Elina Svitolina, accédant ainsi à la demi‑finale de Roland‑Garros et déclinant, sous les applaudissements du Central, une dédicace émotive aux victimes ukrainiennes de la guerre récente.
La joueuse ukrainienne, 23 ans et classée 15e mondiale, a souligné les pertes subies à Kiev, rappelant que « nous avons encore eu une nuit difficile en Ukraine, beaucoup de morts », avant de signifier que sa victoire était dédiée à la résilience du peuple ukrainien.
Le tableau des demi‑finales et les conditions de jeu
Après la pluie intermittente qui a suivi la canicule matinale, le court Philippe‑Chatrier a accueilli les deux premiers duels masculins, dont la rencontre entre le N°2 du tableau, Alexander Zverev, et la révélation espagnole Rafael Jodar, 19 ans.
Sur le même créneau, Kostyuk et Mirra Andreeva, 8e mondiale russe, se sont présentées prêtes à s’affronter pour décrocher la première finale d’un Grand Chelem de leurs carrières.
Les performances sur terre battue s’expliquent par le bilan de Kostyuk, qui a inscrit 16 victoires sur cette surface en 2026, dont deux titres WTA 250 (Rouen) et WTA 1000 (Madrid).
Autres enjeux du jour et réactions
Elina Svitolina, dernière championne du WTA 1000 de Rome, a quitté le court sous le regard de son époux Gaël Monfils, après une demi‑heure de jeu marquée par cinq services perdus dès le départ.
De son côté, Mirra Andreeva a minimisé l’impact politique du conflit, déclarant en conférence que « j’essaie simplement de jouer contre la balle qui arrive, peu importe qui j’affronte », avant de s’apprêter à rencontrer Kostyuk en quart de finale.
La victoire de la Krasnoïarskienne sur la roumaine Sorana Cîrstea (6‑0, 6‑3, 56 minutes) a rappelé son efficacité, tout comme son record de 20 victoires contre trois défaites cette saison.
Le prochain affrontement de Kostyuk contre Andreeva promet d’ajouter une dimension géopolitique forte à la finale, où chaque point pourrait devenir symbole d’une nation en quête de reconnaissance sur la scène mondiale.