Sur les 87 654 réfugiés congolais actuellement hébergés en Tanzanie, une proportion non négligeable affirme vouloir regagner le sol congolais.
Volonté de retour et position du HCR
Le déplacement de ces populations provient majoritairement des conflits armés qui ont dévasté le Nord‑Kivu et le Sud‑Kivu. Selon Mark Kirya, représentant adjoint du Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en République démocratique du Congo, « les réfugiés sont libres de retourner où ils le souhaitent », mais l’agence « n’encourage pas les retours vers des zones encore jugées dangereuses, telles que l’Ituri, le Nord‑Kivu ou le Sud‑Kivu ».
Réactions du gouvernement congolais
Le ministre congolais de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a déclaré que le gouvernement intensifie les processus de paix afin de restaurer la sécurité dans l’est du pays. Il ajoute que les autorités congolaises œuvrent avec la Tanzanie et le HCR pour « trouver un lieu de retour sûr et sécurisé, que ce soit le lieu d’origine ou ailleurs », tout en insistant sur la nécessité d’une coopération régionale.
Perspectives et contraintes du rapatriement
La Tanzanie poursuit sa politique d’accueil envers les réfugiés congolais qui ne sont pas encore prêts à repartir. Parallèlement, le HCR doit mobiliser des ressources financières afin d’organiser le rapatriement volontaire et la réinstallation des personnes concernées. Aucun calendrier définitif n’est annoncé, ce qui laisse les populations dans l’incertitude quant à la date de leur éventuel retour.
En dépit de la volonté exprimée par une partie des réfugiés, les conditions sécuritaires et le manque de financement permanent freinent la mise en œuvre d’un programme de rapatriement à grande échelle.