Rallye de Finlande 2026 : une vitesse record qui divise les pilotes
Thierry Neuville a qualifié le rallye de Finlande du week‑end dernier de « trop rapide », le qualifiant même de plus rapide jamais disputé, après une moyenne de 128,2 km/h, plaçant l’épreuve en deuxième position historique derrière l’édition 2025.
Des accidents en chaîne malgré un tracé revisité
Le parcours, renouvelé à 66 % et dépourvu de chicanes virtuelles, a vu la suspension avant gauche de Neuville endommagée suite à une sortie trop large dans la cinquième spéciale. Au même moment, les pilotes Sébastien Ogier, Elfyn Evans, Martin Sesks et Esapekka Lappi ont tous connu des tonneaux, soulignant l’impact de la vitesse sur la sécurité.
Adrien Fourmaux, co‑pilote de Neuville chez Hyundai, a rappelé que « le rallye devient trop rapide dès qu’on prend de l’âge », tout en soulignant l’irrégularité de l’adhérence, le revêtement plus compact et les fluctuations de grip qui ont amplifié le nombre de dommages.
- Sami Pajari – aucune détérioration
- Oliver Solberg – aucune détérioration
- Adrien Fourmaux – aucune détérioration
Tous les autres concurrents ont subi au moins un impact, que ce soit dans les arbres ou à la suite d’un renversement, confirmant l’instabilité du sol comparée à l’an dernier.

Interrogé sur le sujet, le leader du championnat, Elfyn Evans, a rejeté l’idée d’ajouter des chicanes, affirmant que « si on dit que le rallye est trop rapide, on ajoutera simplement des chicanes, ce qui ne changera rien ». Il a ajouté que chaque pilote pousse à son maximum, les marges étant désormais infimes.
Jon Armstrong, pilote pour M‑Sport‑Ford, a quant à lui expliqué que la proximité des temps force les équipes à prendre davantage de risques, surtout sur des portions où l’on veut gagner quelques mètres supplémentaires. « À plus de 150 km/h, une erreur de trajectoire se transforme rapidement en accident », a‑t‑il déclaré, rappelant que le spectacle du rallye passe inévitablement par ce type d’incidents.
En dépit des critiques, les pilotes s’accordent à dire que la vitesse caractérise l’essence même du rallye de Finlande, même si les conditions d’adhérence moins prévisibles et la surface plus dure ont rendu les marges d’erreur plus dangereuses que les années précédentes.