Victor Wembanyama a partagé la raquette avec les quatre pivots français, tour à tour, lors des deux rencontres amicales opposant la France à la Serbie.
Un laboratoire tactique sur deux jours
Frédéric Fauthoux, entraîneur de la sélection, a exploité ces deux matchs – une défaite 90‑87 à Belgrade puis une victoire 91‑90 à Orléans – pour sonder la meilleure position du prodige texan au sein du groupe.
Le travail s’est articulé autour de trois axes majeurs : tester Wembanyama comme pivot traditionnel, l’associer à un ailier‑fort (Jaylen Hoard ou Amine Noua) en attendant le retour de Guerschon Yabusele, ou le projeter au poste quatre afin de former une paire de géants aux côtés de Rudy Gobert, Maxime Raynaud et, à terme, Alexandre Sarr.
Scénarios de titularisation et contraintes physiques
Conserver Wembanyama au poste qui le définit à San Antonio, le pivot, simplifierait l’enchaînement des schémas offensifs mais obligerait à pallier l’absence de Yabusele, exclu de la fenêtre d’août.
Le basculement en power‑four créerait un duo de grande taille – Gobert‑Wembanyama – susceptible de redéfinir les trajectoires de rebond et la protection du cercle, tout en laissant les ailiers‑forts disponibles pour l’allongement extérieur.
Chaque option offre un compromis entre mobilité, présence sous le panier et flexibilité stratégique, un équilibre que le sélectionneur devra ajuster avant le dernier volet des qualifications.
Les prochains rendez-vous décisifs
Jeudi, la France affrontera la Slovénie à Paris, suivi d’une rencontre en Suède dimanche ; ces matchs qualificatifs pour la Coupe du monde 2027 fourniront des indicateurs supplémentaires sur la configuration optimale de la raquette.
L’expérimentation amorcée contre la Serbie se poursuit donc, chaque session ajoutant une pièce au puzzle de la composition des Bleus.
Alors que les pièces s’ajustent, la véritable épreuve restera de concilier l’unicité de Wembanyama avec la cohérence collective des deux prochains affrontements.