Le Paris Saint‑Germain a remporté le titre de champion d’Europe de la Ligue des champions, validant son deuxième sacre d’affilée après une séance de tirs au but décisive à Budapest.
PSG sacré champion d’Europe pour la deuxième fois consécutive
Luis Enrique et son effectif ont élevé le trophée aux grandes oreilles, clôturant une finale où la résistance adverse a exigé une prolongation et une passe de tirs au but.
La victoire représente le premier doublé historique d’un club français dans la compétition, confirmant la suprématie du PSG sur le plan continental.
Célébrations dans les rues de Paris et au Parc des Princes
À l’issue du match, des dizaines de milliers de supporters, drapés de maillots vintage et contemporains, ont envahi les Champs‑Élysées, déclenchant des klaxons et des feux d’artifice improvisés.
Au Parc des Princes, les écrans géants ont diffusé la finale tandis que des pétards et des chants – « Champions d’Europe », « Ici c’est Paris », « Luis Enrique ! » – ont animé la foule de plus de 48 000 spectateurs malgré une chaleur pesante.
Vincent, 22 ans, présent avec son père, a rappelé les difficultés tactiques du match, tandis que Riad, 26 ans, venu de Charleville‑Mézières, a qualifié le club de « phare de la France » dont la victoire méritait d’être fêtée.
Parade officielle au Champ‑de‑Mars et réception à l’Elysée
Le dimanche suivant, les joueurs du PSG sont attendus près de la Tour Eiffel pour une procession au Champ‑de‑Mars, où près de 100 000 supporters devraient assister à la remise du trophée.
Après la parade, le président Emmanuel Macron recevra l’équipe à l’Élysée, soulignant que le club a « atteint le toit de l’Europe pour la deuxième année consécutive », et rappelant le rôle majeur du staff technique dirigé par Luis Enrique.
Débordements et interventions policières
Dans la soirée, des affrontements ont éclaté entre quelques groupes de supporters et les forces de l’ordre, entraînant 416 interpellations, dont 283 dans la seule agglomération parisienne, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
La préfecture de police a saisi 24 torches et une centaine de mortiers, tandis que des véhicules et commerces – notamment une boulangerie et un restaurant à la Porte de Saint‑Cloud – ont subi des dégradations.
Des projectiles, incluant des mortiers d’artifice, ont été lancés sur les policiers le long de l’avenue des Champs‑Élysées, provoquant l’usage de gaz lacrymogènes et le confinement de plusieurs points névralgiques.
Dans le 8ᵉ arrondissement, une tentative d’attaque du commissariat a été neutralisée, et au Parc des Princes, environ 150 personnes ont tenté de pénétrer une porte d’accès avant d’être maîtrisées.
Chiffres clés de la sécurité et retombées
Le dispositif de sécurité a mobilisé 22 000 policiers et gendarmes, dont 8 000 dans Paris et son agglomération, afin de garantir la sérénité des festivités, des matchs de rugby, du tournoi de Roland‑Garros et de concerts majeurs.
Par comparaison, l’an dernier, 5 400 forces de l’ordre étaient déployées ; cette année, le nombre d’interpellations a culminé à 563 (491 à Paris), aboutissant à 307 gardes à vue, dont 202 dans la capitale.
Sept policiers ont été blessés, dont un cas grave à Agen, et des incidents supplémentaires ont été signalés dans plus d’une quinzaine de villes, allant de Rennes à Grenoble.
L’ampleur du rassemblement, conjuguée à la gravité des débordements, rappelle la difficulté d’équilibrer euphorie populaire et exigences sécuritaires lors de grands succès sportifs.
