Le fabricant de pneus Pirelli verse chaque saison une redevance d’environ six millions d’euros à l’organisateur du MotoGP, confirmant que le fournisseur unique finance le championnat et non l’inverse.
Qui règle réellement la facture des pneumatiques ?
Giorgio Barbier, directeur compétition chez Pirelli, précise que « le fabricant paie toujours l’organisateur », que ce soit en MotoGP, en Superbike ou en Formule 1. Cette redevance couvre l’accès au championnat, mais le coût total des pneumatiques livrés aux équipes s’élève à près de 36 millions d’euros, somme que, selon lui, « les équipes finissent par assumer ». La négociation entre le promoteur et le fabricant détermine la part exacte supportée par chaque partie.
Les équipes MotoGP sont-elles facturées ?
Contrairement à la Superbike où chaque équipe acquitte le prix de ses pneus, en MotoGP les équipes ne paient pas directement le matériel. En Moto2 et Moto3, le modèle diffère et les équipes reçoivent des pneus dans le cadre de leurs contrats, mais la catégorie reine bénéficie d’une prise en charge distincte, incluant la redevance globale et les services associés.
À quoi s’élève le prix d’un pneu de MotoGP ?
Pirelli ne commercialise pas les pneus de MotoGP, afin d’éviter tout entraînement privé par les équipes. L’entreprise indique toutefois que la fabrication des prototypes MotoGP se fait sur les mêmes machines que le pneu Diablo Superbike, vendu à 300 € l’unité. Seuls les composés et certains paramètres de procédé diffèrent, suggérant que le prix d’un pneu MotoGP ne doit pas s’écarter sensiblement de ce montant.
Quantités allouées et contrôle strict
Le règlement impose aux constructeurs un quota de pièces limitées, compris entre 170 et 260 ensembles de pneus par saison, selon le niveau de concession de chaque marque. Ce dispositif vise à garantir l’équité technique et à empêcher toute accumulation de matériel hors‑course.
Impact du passage au 850 cc en 2027
Avec l’introduction des motos de 850 cc et le nouveau règlement technique, Pirelli deviendra le fournisseur exclusif pour toutes les catégories, de MotoGP à Moto3. Cette transition devrait consolider le modèle de financement actuel, où le fabricant supporte la redevance et participe aux coûts logistiques, tandis que les équipes restent exonérées du paiement direct des pneus dans la catégorie reine.


Le modèle financier imposé par Pirelli place la charge principale sur le fabricant, tout en laissant aux équipes la responsabilité de gérer le nombre limité de pneus alloués chaque saison.