Le Maroc a vu son rêve s’éteindre en quart de finale de la Coupe du monde 2026, battu 2‑0 par la France et quitté ainsi le tournoi au terme d’un parcours qui rappelle l’exploit du Qatar.
Analyse de la défaite
Après des matchs où les Lions de l’Atlas ont tenu le Brésil à un score de parité (1‑1) et éliminé les Pays‑Bas aux tirs au but (3‑2), le choc avec la sélection française a révélé une différence de niveau décisive. Les Bleus ont imposé une pression constante, exploité les phases de transition et conclu avec une efficacité supérieure dans les moments clefs.
Le dispositif tactique marocain, pourtant solide lors des précédentes phases, a peiné à contenir la mobilité des attaquants français. Le manque de réponses concrètes en zone offensive a limité les tentatives de but, tandis que des erreurs individuelles, notamment sur le flanc droit, ont fragilisé la construction du jeu.
Réactions des médias marocains
Le quotidien Le Matin a salué le parcours, le qualifiant de « confirmation du rang du Maroc parmi les grandes nations du football », tout en soulignant que l’aventure laisse une nouvelle empreinte dans l’histoire du football national.
Le site 360Sport a reconnu la supériorité française, rappelant que les Lions de l’Atlas restent la seule nation africaine et arabe à atteindre les quarts de finale, et a insisté sur le fait que « l’histoire n’est pas terminée », évoquant déjà les Jeux de 2030 co‑organisés par le Royaume.
À l’inverse, Al Massae a critiqué la performance individuelle d’Achraf Hakimi, le jugeant loin de son niveau habituel et pointant des lacunes collectives qui ont rendu l’équipe « méconnaissable » par rapport aux matchs précédents.
Le journal Alakhbar a toutefois qualifié le parcours de « exploit historique », rappelant que la présence au stade des quarts de finale représente déjà un jalon majeur pour le football marocain.
Perspectives et ambitions futures
En dépit de l’élimination, les analyses convergent sur la continuité du projet. Le Maroc mise sur la prochaine édition de la Coupe du monde, prévue en partie sur sol marocain en 2030, pour capitaliser sur l’élan actuel et renforcer sa compétitivité.
Le mandat du sélectionneur Mohamed Ouahbi, renforcé par les performances contre le Brésil et les Pays‑Bas, devrait se prolonger, avec l’objectif de transformer les succès ponctuels en une constance auprès des meilleures équipes mondiales.
Le prochain défi du Maroc repose désormais sur la transformation de cette expérience en un socle durable, afin que les Lions de l’Atlas continuent de se mesurer aux géants du football sans surprise.