Depuis le Grand Prix de Belle‑Isle, la FIA impose un pré‑départ de cinq secondes qui régule le régime moteur avant l’allumage des feux.
Fonctionnement de la règle et adaptation des turbos
Après le tour de formation, un signal bleu clignote sur la grille : les équipes disposent alors d’un intervalle de cinq secondes pour pousser le moteur à son régime optimal. Cette fenêtre permet au turbo, notamment celui plus compact de Ferrari, d’atteindre rapidement sa pleine efficacité, tandis que les rivalités de performances entre les constructeurs se réduisent.
Le MGU‑K, interdit d’utilisation au moment du lancement, ne s’enclenche qu’à partir de 50 km/h. Si le système détecte une accélération anormale, le logiciel déploie alors l’énergie électrique afin d’éviter un ralenti excessif.
Conséquences sur les écarts de vitesse et la sécurité
Les écarts de vitesse au départ, historiquement source d’incidents, se sont nettement atténués grâce à la montée en régime synchronisée. Le risque de collisions, comme celui qui a failli impliquer Liam Lawson à Melbourne, a ainsi diminué.
En pratique, la procédure a limité les différences notables entre les moteurs, rendant la grille plus homogène et réduisant le nombre de démarres tronqués où une voiture pouvait caler ou pousser dangereusement une autre.
Réactions officielles et perspective 2027
« Les cinq secondes constituent désormais un processus établi », affirme Nikolas Tombazis, responsable des compétitions monoplace à la FIA, devant les médias dont Motorsport.com. Il n’envisage aucune modification avant la fin du cycle règlementaire actuel, qui s’étend jusqu’en 2027.
Selon Tombazis, l’objectif principal reste la sécurité électronique, non la simple prévention d’un mauvais départ. Depuis les ajustements introduits à Miami, les systèmes d’urgence ont été calibrés pour soutenir les véhicules en difficulté, évitant ainsi les calages et les frayeurs de type « slow‑start ».

À l’issue de la saison, le cadre de ces cinq secondes apparaît comme l’ajustement technique le plus efficace pour homogénéiser les départs tout en conservant la marge d’action du turbo.