La police turque a confisqué plus de 1,14 million d’euros en liquidités et objets précieux au domicile de Sebahattin Sirin, leader du groupe ultras Ultras Aslan de Galatasaray.
Saisie record et matériel militaire
Lors d’une perquisition de huit heures, les forces de l’ordre ont saisi 840 000 € en espèces, ainsi que de l’or, des bijoux et d’autres devises évalués à 300 000 €. Parmi les biens confisqués figurent également un pistolet, des munitions et quatre gilets pare‑balles, renforçant le caractère grave de l’enquête.
Accusations contre le ministre de la Justice
Le même week‑end, le chef des ultras a publié sur X une dénonciation visant Akin Gürlek, ministre turc de la Justice, l’accusant de faire partie d’un « groupe au sein de l’État qui souhaite faire de Fenerbahçe le champion cette saison ». La déclaration citait des rumeurs circulant à l’entour du ministre, ajoutant que les ultras ne « croient pas » à ces propos.
Réactions institutionnelles et suite judiciaire
Ni le ministre ni le club de Fenerbahçe n’ont réagi publiquement à ces allégations. Galatasaray, quadruple champion turc en titre, reste muet face à l’intervention policière et n’a pas commenté la détention de Sirin. Le parquet d’Istanbul n’a pas confirmé les motifs de la perquisition, ni établi un lien direct avec la plainte déposée en 2024 par le président de Galatasaray concernant la revente de billets sur le marché noir.
Dans le contexte tendu du football turc, ces révélations illustrent la complexité des rapports entre supporters radicaux, autorités publiques et rivalités interclubs.