Lando Norris enchaîne une double victoire à Budapest et Zandvoort, tandis qu’Oscar Piastri, co‑pilote australien de McLaren, peine à retrouver le rythme avec la MCL40 en 2026.
Performances contrastées au sein du même garage
Les deux dernières courses ont vu Norris décoller depuis la pole et convertir son avantage en victoire, reléguant son co‑équipier à la sixième place aux Pays‑Bas après un abandon à Hongrie.
Cette différence de résultats place Norris quatrième du championnat, à 55 points de son co‑pilote qui occupe la septième place.
En qualifications, le Britannique mène avec un bilan 13‑4 cette saison, incluant les sprints.
Les explications de Piastri sur son manque de rythme
Après les Pays‑Bas, Piastri a reconnu que le « rythme n’a tout simplement pas été au rendez‑vous », tout en soulignant que la voiture semblait plus performante sur les deux circuits précédents.
« Je me sentais plus à l’aise en qualifications, surtout en Q1 et Q2, mais la course a été une autre histoire », a-t-il ajouté.
Le pilote a évoqué une stratégie initiale sur pneus durs, rapidement jugée inefficace, et a exclu que la lenteur du premier arrêt aux stands soit la cause principale de ses difficultés.
Analyse technique d’Andrea Stella
L’ingénieur en chef de McLaren, Andrea Stella, a catégoriquement refusé l’idée d’un blocage psychologique, qualifiant les problèmes de Piastri de « purement techniques ».
Il a précisé que le style de conduite « trop doux » de l’Australien était moins adapté aux monoplaces à faible adhérence imposées par la nouvelle réglementation.
Stella a également souligné que le temps perdu lors du premier arrêt, notamment pour couvrir George Russell, ainsi que la gestion des pneus durs dans une fenêtre d’adhérence très réduite, avaient largement contribué à la perte de places.
Contexte réglementaire et compétitivité du peloton
La réduction des niveaux d’appui en 2026 a limité l’adhérence disponible, un facteur qui avait déjà pénalisé Piastri lors de la tournée américaine de 2025 (Austin, Mexico, São Paulo).
Selon Stella, la marge d’erreur est maintenant de l’ordre du dixième de seconde, le top 4 des qualifications sprint étant séparé par moins de 0,099 s.
Dans ce contexte, toute non‑optimisation se traduit rapidement par une perte de positions.
Ce qui attend Piastri chez McLaren
Malgré les difficultés, Piastri a montré des temps compétitifs en SQ2 à Zandvoort, signe que le potentiel de la MCL40 n’est pas entièrement exploité.
Stella a confirmé que l’équipe continue d’analyser chaque opportunité pour améliorer le pilote et la machine, tout en reconnaissant le besoin de progresser sur les arrêts aux stands et la gestion des pneus à faible adhérence.
Le calendrier restant offrira plusieurs occasions de réduire l’écart avec Norris, à condition que les ajustements techniques se traduisent rapidement sur la piste.



Les prochains grands prix deviendront le vrai test de la capacité de McLaren à aligner performance technique et adaptation du pilote.