Le Canada a franchi les huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, une première historique pour la sélection, portée par un effectif dont les origines s’entrelacent entre plusieurs continents.
Une équipe plurielle
Les joueurs alignés reflètent la mosaïque culturelle du pays : le capitaine Alphonso Davies, né dans un camp de réfugiés au Ghana, partage le terrain avec Jonathan David, issu d’un foyer haïtien né à Brooklyn et ayant passé une partie de son enfance en Haïti. Ismaël Koné, d’origine ivoirienne, a grandi à Montréal, tandis que Stephen Eustáquio provient d’une famille portugaise installée en Ontario.
- Alphonso Davies – Ghana
- Jonathan David – Haïti/États‑Unis
- Ismaël Koné – Côte d’Ivoire/Montréal
- Stephen Eustáquio – Portugal/Ontario
Une ferveur nationale
Le parcours inattendu du Canada, classé trente‑ième au début du tournoi, a déclenché une mobilisation sans précédent : de Halifax à Vancouver, les places publiques se sont remplies, les supporters arborant le rouge sur d’immenses écrans. Le New York Times a qualifié cet engouement de « nouvelle obsession », tandis que les relevés de TSN indiquent près de douze millions de Canadiens, soit plus d’un quart de la population, devant le téléviseur le 28 juin, lors de la victoire contre l’Afrique du Sud.
Des records gravés
Après l’élimination face au Maroc (3‑0) le 4 juillet, le tableau d’honneur recense plusieurs premières : premier match nul en Coupe du Monde, première victoire globale, première rencontre et victoire en phase éliminatoire (seizième de finale contre l’Afrique du Sud) et première apparition en huitièmes de finale. Le Toronto Star a résumé le tableau d’ensemble en rappelant que le Canada, encore jeune et en apprentissage, a affiché tant de talent que peu d’équipes mondiales peuvent revendiquer aujourd’hui.
En mêlant diversité et performance, la sélection canadienne a transformé une campagne qualifiante en un phénomène socioculturel qui redéfinit le visage du soccer national.