Le 28 juin 1998, au stade Félix‑Bollaert, la France s’est imposée 1‑0 grâce à un but en or de Laurent Blanc dans les prolongations, tandis que Zinédine Zidane, suspendu, célébrait la victoire en arrachant l’herbe du terrain.
Un match gravé dans les mémoires
Le Paraguay, porté par l’explosif gardien José Luis Chilavert, a tenu le suspense jusqu’à la dernière minute, mais la défense française, renforcée par Bixente Lizarazu, a fini par céder sous le tir décisif.
« Il était rentré dans la tête de nos attaquants », rappelle Lizarazu, soulignant l’impact psychologique du défenseur paraguayen sur les lignes offensives françaises.
Le récit de Laurent Blanc, relancé récemment sur France Info, révèle qu’il n’a revu aucun joueur paraguayen depuis ce duel, à l’exception d’une rencontre fortuite en 2018 dans un ascenseur.
Rencontre fortuite avec Chilavert
Lors d’une visite à Philadelphie, Blanc a croisé le chemin du légendaire Chilavert et décrit le bref échange : « Nous nous sommes salués, il est tombé dans mes bras, et c’est tout ». Aucun ressentiment apparent ne traverse le gardien envers le « Président » de la Fédération française.
Le souvenir de ce geste, partagé par l’ancien défenseur central (97 sélections, 16 buts), illustre la dimension humaine qui persiste au‑delà du résultat sportif.
Échos actuels
Alors que l’équipe de France affronte à nouveau le Paraguay lors d’une rencontre prévue à Philadelphie, les réminiscences du 1998 refont surface, rappelant que les protagonistes de l’époque restent emblématiques pour les fans et les analystes.
Le point de vue de Chilavert, qualifié d’« écœurant » face à la sélection française, alimente les débats sur l’héritage de cette confrontation mémorable.

Le duel de 1998 continue de nourrir les narratives sportives, chaque rappel rappelant la fine ligne entre gloire et tension qui façonne le football international.