Stéphane Richard, président de l’Olympique de Marseille, a déclaré que le club ne pourrait plus poursuivre une politique fondée exclusivement sur la vente de joueurs, la DNCG imposant dès à présent un gel des recrutements.
Une stratégie de recrutement paralysée par la DNCG
Lors d’une interview d’une heure sur RMC, le dirigeant a rappelé que les cessions de Mason Greenwood, Facundo Medina, Geronimo Rulli et Quinten Timber s’inscrivaient déjà dans le cadre d’une réduction massive de la masse salariale.
« Tout recrutement devra obtenir l’accord préalable de la DNCG », a-t-il précisé, insistant sur le fait que la réduction des salaires et des indemnités de mutation était désormais une condition sine qua non pour tout éventuel nouveau contrat.
Contraintes financières et perspectives d’hiver
Le prochain contrôle de la DNCG, prévu entre fin novembre et début décembre, sera décisif pour déterminer si le club pourra envisager des signatures libres, sujet que le futur directeur sportif, choisi en avril par Frank McCourt, a abordé avec prudence.
« Recruter un joueur libre ne sera possible que si la DNCG valide la remise à plat des comptes », a-t-il ajouté, soulignant que toute décision dépendra également du propriétaire du club.
En outre, l’UEFA suit de près la situation financière de l’OM, renforçant la pression pour atteindre les seuils imposés au niveau national.
Performances récentes au Vélodrome
Malgré l’absence de nouveaux renforts, les Marseillais ont ouvert la saison par une victoire éclatante 4‑0 contre Strasbourg avant de s’infliger une défaite 2‑0 à Monaco, laissant trois points sur six possibles avant l’affrontement prévu contre le Paris FC.
L’enjeu du dimanche à 20 h 45 est désormais double : consolider les résultats tout en respectant les exigences strictes du contrôle financier.
Le prochain rendez‑vous avec la DNCG déterminera si l’OM pourra ajuster sa composition d’effectif ou devra traverser l’hiver sous le poids d’une politique de stabilité salariale imposée.