Lando Norris a conclu les séances d’essais libres 2 à Spa‑Francorchamps en deuxième position, mais il a immédiatement souligné que ce résultat ne suffisait pas à qualifier McLaren comme la deuxième équipe du paddock.
Norris seconde mais garde la tête froide
Malgré un gain d’environ deux secondes entre les EL1 et EL2, le Briton et le directeur technique Neil Houldey restent conscients que la performance affichée ne reflète pas encore le véritable niveau de la formation. Norris, qui subira une pénalité sur la grille dimanche à cause de nouvelles pièces sur l’unité de puissance, a déclaré : « Je ne suis toujours pas satisfait de la monoplace, elle est très difficile à piloter, même si nous avons été plus proches des leaders. »
Le pilote a également précisé que les EL1 « n’étaient pas exceptionnels », tandis que les EL2 montraient un « légère amélioration », mais que la marge de progression restait importante.
Analyse du rythme à Spa : énergie et aérodynamique
Spa‑Francorchamps impose un compromis complexe entre faible traînée sur les secteurs 1 et 3 et besoin d’appui sur le secteur central. Avec les moteurs 2026, les pertes d’énergie sont plus critiques, car le circuit offre peu d’occasions de recharger la batterie via le freinage. Norris a reconnu que, dans chaque ligne droite, la voiture était à court d’énergie, notamment à Blanchimont, où la vitesse chutait de 320 km/h à 270 km/h.
La McLaren a néanmoins semblé gérer l’énergie plus efficacement que Mercedes dans la portion de Kemmel, affichant moins de « super clipping » en fin de ligne droite.

Comparaison Norris vs Antonelli
Les télémétries des qualifications révèlent que Norris perdait de la vitesse dans la descente vers Eau Rouge, signe d’un moindre recours à l’électricité à cet endroit. En revanche, il recouvrait un avantage de cinq kilomètres à l’heure dans la ligne droite de Kemmel grâce à un déploiement plus important de l’énergie stockée.
Kimi Antonelli, quant à lui, atteignait le seuil de super clipping plus tôt avant le freinage des Combes, ce qui lui accordait un léger gain de vitesse avant la fin du secteur. Sur la ligne menant à Bruxelles, Norris disposait à nouveau d’un surplus d’énergie, mais Antonelli dépassait alors le Britannique de quinze kilomètres à l’heure dans la descente vers Pouhon, élargissant son avance à près de trois dixièmes de seconde.
Cette dynamique d’échange du « capital énergétique » montre que les deux équipes cherchent encore l’équilibre optimal entre déploiement et récupération.

Perspectives pour les qualifications EL3
Neil Houldey a indiqué que l’équipe allait passer la nuit à analyser les données, à simuler différentes configurations et à explorer de nouvelles tailles d’aileron arrière à faible traînée. « Nous avons testé de nombreuses variantes aujourd’hui, mais la solution optimale reste à identifier, » a-t-il affirmé.
Le consensus au sein de McLaren est que la marge d’amélioration réside principalement dans la répartition plus fine de l’énergie tout au long du tour, un axe de travail qui pourrait permettre de transformer la deuxième place actuelle en un réel combat pour la tête du classement.
Si les ajustements envisagés portent leurs fruits, la prochaine séance pourrait bien dissiper les doutes exprimés vendredi et placer McLaren plus solidement sur le podium.