Les Knicks de New York ont défilé sous les acclamations de milliers de supporters jeudi, tandis que 10 000 policiers, record historique, assurèrent la sécurité du parcours.
Parade triomphale et remise des clés
Du sud de Manhattan, le cortège baptisé « Canyon des héros » a sillonné les avenues jusqu’à l’hôtel de ville, où le maire Zohran Mamdani a remis les clés symboliques de la ville à l’équipe championne.
Au programme, fanfares, danseurs, figures emblématiques des Knicks et la chanteuse Alicia Keys, annoncés par le propriétaire James Dolan.
Six cents habitants tirés au sort participeront à la cérémonie officielle, la participation restant gratuite pour le public.
Sécurité exceptionnelle et incidents connexes
Le réseau X a confirmé le déploiement de 10 000 agents, incluant des unités lourdement armées, des équipes cynophiles anti‑explosifs et des drones de surveillance, afin d’encadrer l’événement.
Parallèlement, plusieurs artères ont été fermées dès mercredi soir, coïncidant avec l’affluence massive liée à la Coupe du monde de football.
Les cinq matchs de la finale NBA ont été ponctués d’incidents : dizaines d’arrestations pour agressions, possession d’armes illégales, dégradations ou troubles à l’ordre public.
Héritage du club et retombées médiatiques
Victoire du troisième titre de l’histoire, premier depuis 1973, obtenue face aux San Antonio Spurs menés par Victor Wembanyama, renforce le rôle fédérateur du basket dans la métropole.
L’universitaire Adam Criblez rappelle que les succès des années 1970 ont ancré une identité de « classe populaire, travailleuse, combative », encore palpable aujourd’hui.
Jalen Brunson et ses coéquipiers ont multiplié les apparitions, notamment aux tribunes du Mondial de football et sur le talk‑show de Jimmy Fallon.
En s’appuyant sur une organisation sécuritaire sans précédent, New York a offert aux Knicks un rite de passage urbain qui témoigne de l’ancrage profond du club dans la culture locale.