De Alberto Cercos García/motosan.es
Avec le week-end en Autriche, 10 GP ont eu lieu et il en manque dix autres pour arriver à la fin de la saison 2023. Une situation qui met les pilotes et le staff à rude épreuve. Le championnat le plus long de l’histoire a déjà entraîné d’innombrables blessures, de nombreux accidents, des situations dangereuses et une interminable séquence de problèmes mécaniques. Les cinq constructeurs du MotoGP (Ducati, Aprilia, KTM, Honda et Yamaha) disposent au total de sept moteurs disponibles tout au long de la saison. Certains en ont utilisé plus et d’autres moins, mais il y a aussi ceux qui ont « détruit » quelqu’un.
Yamaha et Honda
Allons-y dans l’ordre. Chez Yamaha, Fabio Quartararo et Franco Morbidelli ont utilisé un total de cinq moteurs. Pour être précis, depuis le dernier Grand Prix d’Autriche, le constructeur japonais a équipé le cinquième moteur de la saison MotoGP 2023. Une situation moins dramatique chez Repsol Honda : Marc Marquez et Joan Mir ont utilisé quatre des sept moteurs à leur disposition. Cependant, le fait que tous deux étaient absents en raison de blessures affecte clairement ce point. Dans le cas du pilote majorquin, le 4ème moteur a été introduit en Autriche. En continuant chez Honda nous passons à LCR, puis à Takaaki Nakagami et Alex Rins. Ce dernier, actuellement absent pour cause de blessure, est le seul à avoir déjà perdu deux moteurs en 2023. Depuis le Grand Prix d’Autriche, la moto pilotée par Iker Lecuona a mis de côté deux des quatre moteurs dont elle disposait. Dans le cas du pilote japonais, cependant, cela ne s’est produit qu’avec un seul, même si Nakagami travaille déjà avec cinq moteurs.
Ce que dit le règlement
En MotoGP, le développement des moteurs est gelé au début de chaque saison et l’utilisation de sept moteurs est autorisée pour un total de 20 GP. Tous doivent avoir des spécifications identiques. Ils sont poinçonnés en rotation, c’est à dire lorsque les précédents ont atteint le kilométrage fixé, généralement autour de 2500 kilomètres entre essais, qualifications et courses. En cas de casse irréparable, l’hélice unique est exclue de la liste des utilisables. Ceux frappés par les commissaires peuvent être utilisés sans restrictions. En cas d’introduction d’un huitième moteur (ou plus tard), la pénalité est décidément lourde : la sortie de la voie des stands dans le GP suivant, cinq secondes après les autres, pour chaque moteur supplémentaire. Il est donc crucial de respecter la limite de sept.
La situation Ducati MotoGP
Chez Ducati, avec huit motos réparties en quatre équipes, la situation est assez calme. Seul Enea Bastianini n’a pas lancé de cinquième moteur. A la place, les autres coureurs l’ont fait : Francesco Bagnaia, Jorge Martin, Johann Zarco, Alex Marquez, Fabio Di Giannantonio, Luca Marini et Marco Bezzecchi. Cependant, la blessure de Bastianini à Portimao explique cette situation. Deux notes supplémentaires peuvent être faites dans une clé Ducati. Sur le Mooney VR46, Marco Bezzecchi a fait ses adieux à l’un de ses moteurs lors du dernier Grand Prix d’Espagne, à Jerez, lors des deuxièmes essais libres vendredi, lorsqu’une épaisse fumée a commencé à se dégager. Le moteur était condamné et fut immédiatement retiré. Quelque chose de très similaire s’est produit lors du Grand Prix d’Assen chez Gresini Racing, ils ont donc dû abandonner l’un des moteurs utilisés jusque-là.
KTM est Aprilia
Ceux qui se retrouvent dans une situation idyllique sont les deux pilotes d’usine KTM. Jack Miller et Brad Binder n’ont piloté que quatre moteurs, il en reste donc trois à ouvrir pour le reste de la saison. Une situation que partagent plus ou moins Augusto Fernández et Pol Espargaro chez GASGAS. Eux aussi en ont encore trois tout neufs, mais dans le cas de Fernández, il y en a déjà un à la retraite. Dans le cas d’Espargaro, remplacé depuis longtemps par Jonas Folger qui a donc utilisé ses moteurs, il compte deux abandons. Même situation que Maverick Vinales chez Aprilia : sur les sept moteurs, il en a déjà deux “morts”, mais il en a aussi deux encore à perforer. Quant à Aleix Espargaro, il a tous ses moteurs toujours en place et en a déjà utilisé cinq au total. Enfin, chez RNF Aprilia, Miguel Oliveira et Raul Fernandez ont utilisé quatre des sept moteurs à leur disposition cette saison en MotoGP.
Photo : Valter Magatti
L’article original sur motosan.es
