Toprak Razgatlioglu constate que la succession de composés pneumatiques différents d’un Grand Prix à l’autre freine nettement son rythme, au point où chaque changement de gomme devient une source de démotivation.
Des pneumatiques hétérogènes, un frein à la confiance
Après la manche allemande, le pilote turc a déclaré que la capacité à « s’adapter à un pneu puis à en rencontrer un totalement distinct » sapait son impulsion, surtout lorsqu’un bon grip n’était offert que sur une moitié du circuit. Cette variabilité, propre au championnat MotoGP, contraste fortement avec la constance dont il bénéficiait en Superbike avec Pirelli.
Il attend désormais l’arrivée du fournisseur italien en MotoGP, convaincu que la stabilité des composés résoudra ce point bloquant que les pneus actuels restent « trop traîtres » à son goût.
Une adaptation progressive sur une Yamaha en difficulté
Malgré un départ difficile, Razgatlioglu a rapidement trouvé des ouvertures dans le règlement du championnat, surtout en tirant parti des rares occasions où la Yamaha – indubitablement la machine la plus faible du paddock – montre un potentiel de dépassement. Sa patience a permis d’optimiser chaque sortie, mais les pneus continuent d’imposer des limites techniques.
Sa connaissance approfondie des pneus Pirelli, acquise durant ses trois titres en Superbike, alimente son désir de voir ces dernières équiper les MotoGP dès la saison prochaine.
Les vendredis restent le maillon faible du week‑end
Le rider indique que les premiers essais du vendredi sont souvent le moment où le “set‑up” idéal échappe, entraînant des classements de Q1 voire l’absence totale de Q2, à l’exception de la séance brésilienne où le circuit était inédit. Il affirme que « si l’on parvient à améliorer nos vendredis, tout le week‑end s’en trouvera transformé ».
Cette frustration provient d’une comparaison implicite avec ses anciens co‑équipiers, qui semblent maîtriser dès la première heure la combinaison piste‑pneu.
Perspectives : l’impact d’une future coopération avec Pirelli
En Superbike, Razgatlioglu évoquait des séances où, après six à dix tours, il pouvait déjà simuler la course en EL1, bénéficiant d’une parfaite harmonie entre châssis et pneumatiques. En MotoGP, l’écart persiste, mais il estime que la prochaine saison, avec Pirelli sur les grilles, pourra offrir « une vraie différence » et accélérer la progression déjà amorcée.
En attendant, chaque week‑end montre un léger progrès, tant en vitesse qu’en rythme de course, même si les performances du vendredi demeurent le facteur limitant.
