L’équipe iranienne de football a quitté la Turquie pour le Mexique, tandis que les États‑Unis refusent des visas à une partie de son encadrement, qualifiant cette décision de traitement discriminatoire intentionnel.
Départ, camp de base et déplacements pendant le Mondial
Après un stage de quinze jours à Antalya, les joueurs ont embarqué vers Tijuana, ville où sera installé le camp de base de l’Iran pour l’ensemble du tournoi. Dès leur arrivée, le groupe devra franchir la frontière américaine chaque jour de match, puis regagner immédiatement la ville mexicaine.
Les confrontations prévues sont : le 15 juin contre la Nouvelle‑Zélande à Los Angeles, le 21 juin face à la Belgique, toujours à Los Angeles, puis le 26 juin contre l’Égypte à Seattle.
Visas refusés : accusations et réponses officielles
Selon l’ambassade d’Iran en Turquie, quinze membres du personnel – dont le président de la fédération, Mehdi Taj – se voient refuser l’entrée aux États‑Unis, déclenchant une protestation via le compte X de l’ambassade. L’administration américaine a toutefois affirmé que tous les visas indispensables, incluant ceux des athlètes et du staff indispensable, avaient été délivrés.
Un responsable anonyme du Département d’État a ajouté que les autorités américaines ne toléreront pas « l’infiltration de terroristes sous de faux prétextes », sans fournir de précisions supplémentaires.
Amir Mahdi Alavi, porte‑parole de la fédération iranienne, a demandé à la présidence américaine de clarifier qui assurera les réunions de coordination d’avant‑match en l’absence du manager et de l’attaché de presse.
Contexte géopolitique et impact sur la sélection
La qualification de l’Iran s’est confirmée avant les frappes israélo‑américaines du 28 février, puis le cessez‑le‑feu du 8 avril a été remis en question par une nouvelle vague d’attaques dans le Golfe. Ces tensions ont contraint la fédération à déplacer son camp initialement prévu à Tucson (Arizona) vers Tijuana.
Avant le départ, l’équipe a battu le Mali 2‑0 à Antalya, après une victoire 3‑1 contre la Gambie le 29 mai, offrant ainsi les dernières confirmations sportives avant les incertitudes administratives.
L’absence du staff technique au bord de la frontière laisse l’équipe irrémédiablement exposée aux aléas du voyage transfrontalier.