Le gouvernement américain a refoulé à l’aéroport de Miami l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, pourtant titulaire d’un visa et élu meilleur arbitre africain, déclenchant une vive polémique à la veille du coup d’envoi du Mondial 2026.
Réactions de la FIFA et implications diplomatiques
Gianni Infantino a dénoncé ce « refus » comme une contrainte hors de son contrôle, rappelant que la FIFA ne gère pas les procédures migratoires américaines. Face à un journaliste britannique qui pointait l’impossibilité pour 15 membres de la délégation iranienne d’obtenir un visa, le président a rétorqué en projetant le Mondial féminin de 2035 au Royaume‑Uni, questionnant la légitimité d’une ingérence gouvernementale.
Dans la même conférence de presse, Infantino a exprimé son soutien à Christophe Gleizes, journaliste emprisonné en Algérie depuis un an, et a souligné l’absence de tout représentant de la liberté de la presse au sein du tournoi.
Controverse sur les tarifs d’accès au tournoi
Le prix d’entrée annoncé à 60 $, qualifié par le dirigeant de la FIFA comme « le plus bas pour tout sport américain en phase de play‑offs », a suscité de vives critiques. Infantino a imputé aux plateformes de revente la hausse spectaculaire des tarifs, tentant ainsi de détourner la responsabilité.
Il a également loué publiquement l’engagement du président américain Donald Trump, affirmant que sans ce soutien présidentiel, l’organisation de la Coupe du monde aux États‑Unis aurait été « impossible ».
Arrivée des équipes et conditions locales
L’équipe de France a posé ses valises à Boston six jours avant son premier match contre le Sénégal, tandis que le Mexique, hôte de la cérémonie d’ouverture au stade Aztèque, se prépare à affronter l’Afrique du Sud. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a assuré que la logistique était maîtrisée malgré les manifestations d’enseignants.
Enfin, la météo a déjà montré son pouvoir de perturbation : le dernier match d’entraînement entre l’Angleterre et le Costa Rica a été retardé d’une heure à cause d’un orage violent à Orlando.
Le refoulement d’Artan, perçu comme un symbole du durcissement de la politique migratoire américaine, a renforcé les exigences de transparence et d’équité avant le démarrage officiel du plus grand événement footballistique mondial.